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L’innovation numérique au service du développement durable

ByAdministrateur

Mai 21, 2024

BUJUMBURA, 17 mai (ABP) – La ministre de la communication, des Technologies de l’information et des médias, Mme Léocadie Ndacayisaba, a ouvert, jeudi le 16 mai 2024, à Bujumbura, les activités en prélude à la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la Société de l’information ; une journée qui est organisée le 17 mai de chaque année.

Dans son allocution de circonstance, Mme Ndacayisaba a indiqué que les entrepreneurs du secteur des TIC jouent un rôle déterminant dans la croissance économique durable et inclusive.

Dans le but de remédier au déficit auquel le Burundi fait face en matière d’accès universel aux services des télécommunications et des TIC, la ministre en charge des TIC a fait savoir que le gouvernement est en train d’investir dans des projets dont l’offre de services attractives en milieux ruraux et enclavés, la transformation numérique par l’implantation des infrastructures de base sur l’ensemble du territoire et l’adaptation du cadre légal aux réalités du moment. Tout cela, dans l’objectif de la modernisation et de la transformation structurelle de l’économie, a-t-elle insisté.

 

                                                                                                                                                                                                             Vue pratielle des participants

 

Mme Ndacayisaba a profité de cette occasion pour inviter les partenaires stratégiques et opérationnels à investir dans l’offre de services des télécommunications et des TIC et à apporter leur contribution pour faire sortir « la population de l’isolement ». Pour la ministre en charge des TIC, « contribuer à l’innovation numérique, c’est aussi prendre en compte la question du genre dans le numérique en incitant les filles à l’entrepreneuriat numérique ».

Le directeur général de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) M. Samuel Muhizi, a, pour sa part, fait remarquer qu’il existe encore au Burundi des personnes qui n’ont pas encore bénéficié des bienfaits de la connectivité. Selon les données fournies par l’ARCT, plus de 3.000.000 de personnes sont connectées à internet contre moins d’1.000.000 en 2018, tandis que plus de la moitié de la population burundaise détient un téléphone portable.

S’exprimant au nom de la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi (CFCIB), M. Denis Nshimirimana a indiqué que ce secteur fait face à de nombreux défis. Il a cité notamment les taxes et impositions pesantes, l’absence de loi sur la transaction électronique, les procédures d’agrément assez difficiles. La pénurie du carburant, le manque de devises et de financements figurent aussi parmi les préoccupations   auxquelles fait face la CFCIB.

Malgré cette situation non reluisante, M. Nshimirimana note que le gouvernement a placé le développement des TIC au centre de l’action gouvernementale. Il a donné l’exemple de la digitalisation des services offerts par l’OBR et des services des migrations. Au niveau de la CFCIB, M. Nshimirimana a indiqué que le problème a été pris au sérieux précisant que cette Chambre a adhéré au Trade Mark Africa, marché régional de la communauté de l’Afrique de l’Est. C’est un marché qui utilise les TIC dans lequel le Burundi a une plateforme numérique « ISOKO ». Ce marché regroupe le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Signalons à toutes fins utiles qu’un panel autour du thème consacré à cette journée à savoir : « Innovation numérique au service du développement durable » a été organisé. Ont participé à cette activité, la ministre en charge des TIC, l’ARCT et les opérateurs de la téléphonie mobile.