MUGERE, 20 sept (ABP) – L’Agence de Développement du Burundi, la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB) et le Centre for DEvelopment and Enterprises (CDE) Great Lakes, en collaboration avec leurs partenaires, ont organisé, vendredi le 19 septembre 2025, en province Bujumbura, la 7ème édition du Burundi Media Forum 2025 dans le cadre d’échanger sur le rôle stratégique des médias dans l’émergence économique du pays à travers la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF), sous le thème: « De la ZLECAF à la prospérité burundaise: le rôle stratégique des médias ».
Dans son mot d’ouverture de ce forum des médias, édition 2025, qui a été organisé dans le cadre de l’Economic Freedom Week 2025, le ministre de la communication et des médias, Gabby Bugaga, qui était l’invité de marque, s’est, d’emblée, réjoui de la présence des participants en provenance des secteurs variés, un signe éloquent témoignant de leur engagement à promouvoir la ZLECAF et de la place qu’ils accordent au secteur des médias dans le pays.
« La ZLECAF n’est donc pas à considérer seulement comme un projet économique, mais aussi comme une vision politique et un instrument d’intégration économique régional. Elle ouvre un marché de plus de 1, 3 milliards de consommateurs et offre aux pays africains, y compris le Burundi, une chance inédite d’industrialisation, de création d’emplois, d’innovation et de prospérité partagée » a fait remarquer le ministre en charge des médias. Il a, cependant, reconnu que l’adhésion des citoyens, des acteurs économiques et des décideurs, ainsi que de leur compréhension des mécanismes et avantages du libre-échange ne serait effective qu’avec le concours des médias.
Selon le ministre Bugaga, ce forum offre alors une occasion pour les professionnels des médias d’être sensibilisés sur les enjeux de libre-échange, notamment dans le cadre de la ZLECAF, de dégager les défis auxquels ils font face dans la couverture et le traitement des questions économiques et des opportunités offertes par la ZLECAF, mais aussi une occasion pour les décideurs de prendre des engagements pour le financement des médias.

En effet, a-t-il poursuivi, bien que les médias soient au service des citoyens, ils doivent, eux aussi, être soutenus, étant donné qu’ils vivent essentiellement des moyens provenant des publicités, mais que la réalité est que la grande majorité des investisseurs privés n’ont pas encore intégré la publicité dans leur plan d’affaires. « Ils veulent que les médias diffusent gratuitement, » a-t-il déploré, soulignant que le partenariat entre les médias et les acteurs économiques et de la société civile doit être un partenariat gagnant-gagnant pour l’intérêt de tous.
« Informer avec rigueur, expliquer avec pédagogie, valoriser nos atouts et nos réussites, c’est contribuer directement à l’intégration économique et à la prospérité. Dès lors, nous souhaitons disposer des médias et des journalistes qui prennent le devant dans la diffusion des nouvelles, qui encouragent et incitent au développement du pays et du citoyen, selon les règles de l’art, » a martelé le directeur général de l’Agence de Développement du Burundi (ADB), Dr Révérien Nizigiyimana.
Partant du contenu de la vision du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060, Dr Nizigiyimana a rappelé que le Burundi regorge de nombreuses opportunités, de nombreuses merveilles sur lesquelles les médias peuvent axer leur communication en vue de contribuer à l’accomplissement des missions de l’ADB dont l’attraction des touristes et des investissements internationaux.
Pour sa part, le directeur général du CDE Great Lakes, Aimable Manirakiza a estimé que le rôle des médias est crucial pour que le Burundi puisse tirer profit de son entrée dans ce marché vaste (ZLECAF). « Pour que la diffusion des informations concernant les opportunités de la ZLECAF soit effective auprès de l’opinion publique et des décideurs politiques, il est très crucial que les professionnels des médias puissent comprendre les enjeux y relatifs, » a-t-il souligné.
Au cours de la séance d’échanges, les participants ont reconnu que les médias ont besoin d’un accompagnement technique afin de bien accomplir leur mission d’informer et d’éduquer, sans oublier que ces derniers ont également besoin d’un soutien financier pour qu’ils puissent accéder aux sources qu’ils ont besoin afin de partager des informations vérifiables, et mesurables dans le temps.

