MUKAZA, 18 sept (ABP) – Le directeur commercial de la société Akshar Purna Agri Bio-Tech, Fabrice Nduwarugira demande aux instances habilitées de sensibiliser les agriculteurs à s’approprier l’usage des engrais biologiques, pour que les sols puissent retrouver leur fertilité. Il a lancé cet appel lors d’une interview qu’il accordée à l’ABP, mardi le 16 septembre 2025.
Selon M. Nduwarugira, la société Akshar Purna Agri Bio-Tech est prête à fournir des engrais biologiques aux agriculteurs qui ont déjà fait leurs commandes, afin qu’ils puissent fertiliser leurs cultures, étant donné que la saison culturale A 2026 a déjà débuté.

Il a précisé que les agriculteurs devraient s’habituer à l’utilisation des engrais biofertilisants pour obtenir de bons rendements tout en préservant leur santé. Pour lui, l’État devrait encourager les agriculteurs à travers les agronomes, les moniteurs agricoles et les Directeurs Provinciaux de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage (DPEAE), car beaucoup d’agriculteurs ne savent pas encore ce que sont les engrais biologiques et leur importance.
Nduwarugira a expliqué que la perte de fertilité des sols est due à la disparition des micro-organismes qui transforment la terre, notamment les vers de terre.
Il a aussi ajouté que si l’État soutenait les agriculteurs en subventionnant une partie du coût des engrais biologiques, les agriculteurs les accepteraient plus facilement, puisqu’ils seraient accessibles à des prix abordables. À titre d’exemple, un litre d’Akshar Purna Agri Bio-Tech, qui coûtait auparavant 20 000 FBu, est désormais vendu à 25 000 FBu, en raison de la hausse du prix des intrants nécessaires lors de sa transformation.
Il a également indiqué que certaines organisations, notamment Caritas, travaillent en partenariat avec d’autres associations pour soutenir les agriculteurs qui sont en association en leur octroyant cet engrais biologique. Il a, par ailleurs, révélé que l’ODECA a déjà utilisé les engrais de l’Akshar Purna Agri Bio-Tech pour fertiliser des champs de café dans les communes Kayanza, Ngozi et Muyinga. Selon lui, le rendement de ceux qui l’ont déjà utilisé est satisfaisant.

