BUJUMBURA, 7 oct (ABP) – Le président de la république du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a lancé officiellement, le mardi 7 octobre 2025, dans les enceintes de l’ex-VERRUNDI, l’exportation, vers la Chine, de 260 tonnes de minerais burundais, constitués d’améthyste et de quartz vert. Selon les informations recueillies sur place, ces minerais, extraits dans trois anciennes provinces du pays Kirundo, Bubanza et Bururi, comprennent 156 tonnes d’améthyste et 104 tonnes de quartz vert.
Dans une interview accordée à la presse, le chef de l’État a indiqué que le Burundi est un pays riche en ressources naturelles, disposant d’un sous-sol prometteur et d’un climat favorable. Il a ajouté que, compte tenu de la richesse du sous-sol et du potentiel des jeunes Burundais – qualifiés, dynamiques et dotés de connaissances dans le domaine minier – le gouvernement a choisi de collaborer avec eux pour l’extraction de ces ressources, dans le cadre d’une opération de 100 jours lancée le 27 juillet dernier.
Le président Ndayishimiye a également révélé que les travaux d’extraction ont permis de constater que la quasi-totalité du sous-sol burundais recèle des minerais, souvent accessibles sans forage profond. Il a précisé que les jeunes continuent d’extraire ces minerais dans plusieurs localités du pays et que d’autres cargaisons seront prochainement exportées.
Concernant l’utilisation des revenus issus de cette exportation, le chef de l’État a expliqué que les fonds serviront notamment à importer des produits non disponibles au Burundi et à acquérir des infrastructures pour l’industrie de transformation des matières premières, qui étaient exportées et transformées ailleurs.
Il a par ailleurs appelé la population à signaler toute découverte de nouveaux gisements, afin qu’ils soient exploités dans un cadre légal et transparent, contribuant ainsi au développement du pays.
Le président Ndayishimiye a toutefois mis en garde contre ceux qui ont exploité les minerais, par le passé, sans verser de taxes à l’État. Il a annoncé que des audits seront effectués, précisant que ceux qui ne pourront pas présenter le bilan appréciable de leur exploitation seront écartés, tandis que ceux qui le présenteront, bénéficieront d’un accord équitable avec l’État.

Enfin, le chef de l’État a rappelé que l’année 2025 marque la première étape vers la réalisation de la vision nationale et a exhorté les Burundais à travailler davantage pour faire rentrer au Burundi des devises étrangères. Il a assuré que le transport des minerais exportés se fera en toute sécurité et que les revenus générés seront communiqués à la population.

