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L’autonomisation des jeunes et des femmes, l’un des priorités du Président burundais à la tête de l’UA

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Fév 23, 2026
Le chef de l’Etat s’exprimant après son investiture à la tête de l’UA

ADDIS-ABEBA, 14 fév. (ABP) – Le pilier « tourné vers l’avenir », inscrit dans la vision d’une renaissance africaine fondée sur l’innovation, la science, le développement des compétences et l’autonomisation des jeunes et des femmes, dénommé « A-RISE ». Ce pilier figure parmi les priorités que le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, s’est engagé à mettre en œuvre. Cette information ressort de son discours prononcé à l’occasion de son accession à la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’Union Africaine (UA), le 14 février 2026 à Addis-Abeba.

D’après le chef de l’État burundais, les statistiques montrent que l’Afrique comptera plus de 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, dont une majorité de jeunes. Il a ajouté que ce dividende démographique peut constituer une force ou un risque, selon les choix opérés aujourd’hui. Il a indiqué que la capacité à transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance, de stabilité et de créativité dépendra des décisions prises en matière d’éducation, de formation, de recherche scientifique et d’accès à l’emploi. Il a souligné la question de l’employabilité des jeunes et évoqué la fuite des cerveaux de l’Afrique vers les pays développés.

À travers A-RISE, a-t-il déclaré, l’UA doit encourager le renforcement des systèmes éducatifs, la promotion de compétences adaptées aux besoins du marché du travail ainsi que l’investissement dans la science, la technologie et l’innovation ; considérés comme des leviers essentiels de la transformation structurelle des économies africaines.

Il a en outre affirmé que l’autonomisation économique et sociale des femmes doit demeurer un axe transversal de toute action. Selon lui, aucune renaissance durable ne peut se réaliser sans leur pleine et effective participation à tous les niveaux de la vie politique, économique et sociale. En tant que président en exercice de l’UA, le chef de l’État burundais a indiqué vouloir œuvrer avec ses pairs pour amener les États à prendre conscience du rôle des femmes et des jeunes dans le développement. Il a révélé que l’expérience burundaise dans la création de banques dédiées aux jeunes et aux femmes a contribué à la mise en place d’écosystèmes favorables à l’entrepreneuriat, à l’accès au financement et aux marchés, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine.

Surnommé « l’ami des jeunes », le président de la République du Burundi a promis de mobiliser la jeunesse à travers le dialogue continental, afin de contribuer à la renaissance africaine par l’innovation et de renforcer la souveraineté culturelle et numérique.

Selon le chef de l’État burundais, cette transformation ne peut être dynamique que si elle favorise les interactions entre les acteurs économiques africains. Il a ainsi souligné l’urgence de rendre opérationnelle la ZLECAF, un instrument majeur pour l’industrialisation, la dynamisation du commerce intra-africain, la valorisation des chaînes de valeur régionales et le renforcement de la souveraineté économique du continent.