MUGERE, 22 avr (ABP) – Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et plus spécifiquement de son deuxième plan décennal (2024-2033), une mission conjointe de la Commission de l’Union Africaine (CUA) et de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), a été organisée du 21 au 24 avril 2026. Une mission qui vise à renforcer les capacités nationales pour l’appropriation, la mise en œuvre et le suivi de l’Agenda 2063, dans le cadre de la « Décennie d’Accélération ».
Le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, Edouard Bizimana, lors de son discours d’ouverture des travaux de cette session, mardi le 21 avril 2026, a fait savoir que l’objectif de la tenue de ces assises est de renforcer les capacités du gouvernement du Burundi, à intégrer la mise en œuvre de l’Agenda 2063, dans ses processus nationaux de planification, de mise en œuvre et d’établissement des rapports.

Il a fait remarquer que le Burundi n’est pas resté en marge de la domestication de l’Agenda 2063. Il s’est doté de la vision du Burundi pays émergent en 2040 et développé en 2060 et du Plan National de Développement (PND) 2018-2027 qui tient compte de cette Agenda. Pour lui, l’Agenda 2063, incarne les aspirations des peuples africains dont le peuple burundais, à concrétiser la vision d’une « Afrique intégrée, prospère, animée par ses propres citoyens et représentant une forte dynamique sur la scène mondiale ».
Continuant sur sa lancée, Bizimana a informé que le Burundi, est dans la droite lignée vers l’atteinte de cet Agenda, du moment qu’il a « engagé d’importantes reformes institutionnelles afin de renforcer la gouvernance, » tout en énumérant l’adoption du budget programme basée sur la planification cohérente et orientée vers les résultats.
Le ministre Bizimana a, par ailleurs, mis à la disposition de l’équipe technique les priorités du Burundi, qui ont été définies par le chef de l’Etat, devant être prises en compte et intégrées dans le cas du Burundi, à l’Agenda 2063. Ces priorités sont entre autres : la digitalisation de l’administration publique, les infrastructures, l’énergie, la promotion de l’héritage culturel, la santé, l’assainissement et l’accès à l’eau potable. Il s’agit aussi du développement des secteurs agricole, minier et industriel.
Le ministre en charge des affaires étrangères a interpellé les partenaires au développement dont l’AUDA-NEPAD et la CUA à apporter une pierre angulaire sur le chantier que le Burundi a commencé. Il a réitéré l’engagement du Burundi à collaborer avec l’AUDA-NEPAD, afin que le Burundi intègre et mette en œuvre l’Agenda 2063 de l’UA.
Le représentant de la Commission de l’Union Africaine, à la Direction du Bureau de Planification Stratégique et le Mécanisme de Mise en œuvre, Charles Wagandya, a fait savoir que les ambitions affichées par les pays africains en général et le Burundi en particulier, auront un sens si elles sont transcrites par rapport aux réalités nationales. Pour lui, le 2ème plan décennal est un appel à l’action.

La tenue de ces travaux, selon lui, est une opportunité pour le Burundi, de pouvoir adapter ses plans nationaux à l’Agenda 2063 et mettre en œuvre ce dernier dans des meilleures conditions. Il a aussi fait le focus sur l’importance de cette 2ème décennie, qui a débuté en 2024, sous le signe de l’accélération.
Wagandya a insisté sur son adoption par les pays tiers, sa domestication étant une impérative politique pour l’intégration de toute une nation dans la droite lignée de l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA, a-t-il révélé.
L’AUDA-NEPAD a été représenté par son directeur de la stratégie, Mohamed Hassan Abdisalam.
Durant la durée des travaux de la session entre les équipes techniques burundaises, de la CUA et d’AUDA-NEPAD de la CUA, il sera question d’échanger sur les aspects de l’appui technique à apporter au Burundi sur l’Agenda 2063.

