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Le Burundi a besoin de 3 800 sages-femmes pour réduire la mortalité maternelle et néonatale

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Mai 12, 2026
Présidente de l'ANASAF KIRA mama

MUKAZA, 11 mai (ABP) – Au Burundi, 334 mères et nouveau-nés meurent chaque année pour 100 000 naissances, a indiqué, samedi le 9 mai 2026, la présidente de l’Association Nationale des Sages-Femmes (ANASAF-KIRA MAMA), Emelyne Iyizire, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des sages-femmes.

Cette journée a été célébrée sous le thème : « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires ».

La présidente de l’ANASAF-KIRA MAMA a affirmé qu’un investissement dans l’augmentation du nombre de sages-femmes au Burundi permettrait de réduire de 67 % les décès maternels et de 64 % les décès néonatals liés à l’accouchement. Elle a rappelé que « les médicaments seuls ne suffisent pas ».

Vue partielle des participants

Selon elle, le Burundi figure parmi les pays enregistrant encore un taux élevé de mortalité maternelle et infantile, principalement en raison du faible nombre de sages-femmes qualifiées. De plus, le pays ne compte actuellement qu’environ 500 sages-femmes en activité, alors qu’il en faudrait 3 800 pour atteindre les objectifs de la Vision nationale 2040-2060.

Mme Iyizire a appelé le gouvernement et tous les partenaires concernés à augmenter le nombre de sages-femmes, afin d’améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés. Elle a également plaidé pour le recrutement massif des sages-femmes, leur accompagnement professionnel, la mise en place de formations universitaires spécialisées ainsi que la création d’un ordre national des sages-femmes reconnu par décret présidentiel.

Au nom du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, Emmanuel Nizigiyimana, qui représentait le ministre lors de cette activité, a salué le rôle essentiel joué par les sages-femmes dans la protection de la santé maternelle et infantile au Burundi.

Il a souligné que plusieurs études démontrent qu’investir dans la formation et le recrutement des sages-femmes permettrait de sauver de nombreuses vies.

A cette occasion, il a également assuré que le gouvernement burundais poursuit ses efforts pour améliorer la santé maternelle et néonatale, notamment à travers le renforcement des capacités du personnel de santé, l’extension des infrastructures sanitaires et la promotion des accouchements assistés par des professionnels qualifiés.

Il convient de rappeler que ces cérémonies ont également réuni plusieurs représentants d’organisations internationales, notamment UNFPA, Croix-Rouge, France Lait et DKT.

La célébration a enfin coïncidé avec le premier anniversaire de l’ANASAF-KIRA MAMA.