NGOZI, 11 mai (ABP) – La prise en charge des enfants vivant dans la rue demeure une nécessité urgente, car ce sont eux qui représentent le Burundi de demain. Sans encadrement adéquat, ils risquent de grandir dans des conditions précaires et de devenir des éléments dangereux pour la société, a indiqué Mme Jeanne-Marie Françoise Bukuru, une habitante de la ville de Ngozi engagée dans une action de solidarité en faveur des enfants de la rue.
Mme Bukuru, qui s’est donné pour mission de nourrir des enfants en situation de rue, s’exprimait lors d’une visite des fidèles de la Beloved Church, venus lui témoigner leur soutien dans cette œuvre humanitaire.
Selon elle, cette initiative bénéficie actuellement à 22 enfants. Elle a fait savoir que chaque, mercredi matin, elle apporte de la nourriture à ces enfants qu’elle retrouve dans la rue, tout en précisant que ses moyens restent limités, faute de ressources suffisantes pour assurer leur prise en charge complète. Néanmoins, deux de ces enfants ont déjà été réinsérés dans le système scolaire grâce à ses efforts.
Mme Bukuru a ainsi lancé un appel à toute personne de bonne volonté à contribuer à l’encadrement et à l’éducation de ces enfants, rappelant qu’ils sont des enfants de la nation et méritent une attention particulière. « Ces enfants sont comme une semence : si elle n’est pas arrosée pour bien grandir, elle deviendra stérile et finira par nuire à la nation et aux familles », a-t-elle précisé.
L’un de ces enfants, Eric Iteriteka, a exprimé sa gratitude en offrant à cette femme, qu’il considère comme sa seconde mère, une enveloppe contenant quatre mille francs burundais, en guise de reconnaissance.
Pour sa part, le pasteur Ndayisenga Pascal de l’église Beloved Church de Mwumba a indiqué que leur visite visait à encourager Mme Bukuru et à lui témoigner leur solidarité pour cet acte louable.
Il a également invité d’autres âmes charitables à se mobiliser pour soutenir les enfants vivant dans des conditions similaires.

