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Dialogue entre les jeunes burundais et chinois 

ByAdministrateur

Août 8, 2026
L'ambassadeur de Chine au Burundi, Mme Zhu Kewei

BUJUMBURA, 6 août (ABP) – L’ambassade de la république populaire de Chine au Burundi a organisé mercredi le 5 août à Bujumbura, une séance d’échange entre les jeunes burundais et chinois, sous le thème : » la jeunesse, une force motrice dans un monde en mutation ».

Ce dialogue réunissait également les étudiants de l’université du Burundi et leurs professeurs encadrants, les représentants du gouvernement burundais et les représentants des anciens étudiants burundais ayant étudié en Chine.

Ce dialogue est également organisé dans le cadre de l’année des échanges humains et culturels sino-africains, a appris l’ABP sur place.

Lors de ce dialogue, le représentant du ministère des affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement Evode Ndizeye, a indiqué que ce genre de dialogue offre un cadre utile de dialogue, de réflexion et de rapprochement entre les jeunes des deux pays.

Il a en outre rappelé que les relations entre le Burundi et la Chine reposent sur une amitié ancienne, une conscience politique solide et un respect mutuel constant.

M. Ndizeye a en outre expliqué que cette coopération s’est développée au fil des années dans certains domaines, notamment les infrastructures, la santé, l’éducation, l’agriculture, la formation, la culture et le renforcement des capacités.

S’agissant de ce dialogue, il a indiqué que les échanges entre les jeunes constituent une dimension essentielle de cette relation, car selon lui, ces derniers permettent de mieux connaître les réalités, les cultures, les aspirations respectives des deux peuples, ajoutant qu’ils contribuent également à consolider les fondements humains et sociaux de la coopération bilatérale.

Il a également souligné que la jeunesse n’est seulement l’héritière des relations entre les deux pays, mais qu’elle est aussi appelée à en devenir une actrice majeure capable d’apporter des idées nouvelles, de développer des idées communes et de faire vivre durablement l’amitié sino-burundaise.

Evode Ndizeye, représentant du ministère chargé des Affaires étrangères

M. Ndizeye salue le thème retenu pour cette conférence. Le monde est confronté à de nombreux défis communs, tels que les conflits, les inégalités au développement, le changement climatique, l’insécurité alimentaire, les crises sanitaires et autres, a-t-il expliqué, soulignant qu’aucun pays ne peut répondre seul à ces défis, que par contre, ils exigent une coopération internationale plus étroite fondée sur le dialogue, le respect mutuel, le multilatéralisme et la recherche de solutions concrètes.

Selon lui, l’initiative pour la gouvernance mondiale met l’accent sur l’égalité souveraine entre les Etats, le respect du droit international, la coopération multilatérale, et une approche centrée sur les peuples et la recherche des solutions concrètes.

À cette occasion, M. Ndizeye a rappelé aux jeunes que les questions internationales ne concernent pas uniquement les Etats et les Diplomates, mais qu’elles influencent directement la formation des jeunes, l’emploi, l’accès aux technologies et leurs perspectives d’avenir.

Il leur a rappelé qu’il est important que la jeunesse soit d’avantage informée, consultée et associée aux réflexions sur le développement, la paix et la population internationale.

M. Ndizeye a encouragé les jeunes à mettre à profit les connaissances acquises au cours de telles séances, à approfondir la compréhension mutuelle et à transformer les échanges en initiatives concrètes.

Selon lui, cette séance ne devrait pas constituer une activité isolée, mais qu’elle ouvre la voie à des échanges plus réguliers, à des partenariats durables et à des nouvelles formes de coopération entre les jeunes des deux pays.

Vue partielle des jeunes universitaires présents lors du dialogue

Prenant la parole, l’ambassadeur de la chine au Burundi Zhu Kewei, a apprécié les échanges, les qualifiant de riches et approfondies en contenus et surtout inspirant.

Parlant de la gouvernance mondiale, Mme Zhu a signalé que le monde d’aujourd’hui traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, signalant que l’unilatéralisme s’intensifie, les conflits géopolitiques se multiplient, les disparités de développement se creusent et les changements climatiques s’accentuent.

Elle a rappelé aux jeunes burundais et chinois, ayant déjà une formation spécialisée, des connaissances accumulés et d’expérience transculturelle, qu’ils sont des acteurs clés de la transformation de la gouvernance mondiale.

Mme Zhu a aussi rappelé que bien que les progrès des technologies et de l’information aient rapproché les peuples, les préjugés entre les civilisations n’ont pas disparu.

Elle a ajouté que sur la scène médiatique internationale, le discours occidental continue de dominer, tandis que la voix des pays du Sud globale est plus souvent étouffée ou déformée.

Elle a par ailleurs appelé les étudiants en communication et en journalisme à saisir la dynamique de la communication à l’heure du numérique et à briser les préjugés par l’objectivité afin de bien faire connaître les réalités burundaises de même que la coopération sino-africaine et sino-burundaise. Elle leur a aussi appelé à accroître le droit à la parole des pays du Sud globale.