ADDIS-ABEBA, 17 fév (ABP) – Le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence de l’Union africaine (UA), a promis de consolider la paix et la sécurité, fondements indispensables de toute ambition de développement durable et d’intégration régionale et continentale.
Il s’exprimait lors de son discours prononcé après lui avoir confié la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA qui a eu lieu samedi le 14 février 2026. Selon lui, la paix est la condition essentielle de la stabilité institutionnelle, de l’investissement productif, de la cohésion sociale et de la confiance entre les peuples et les États.
Soulignant l’importance de la paix, le président burundais a rappelé que le Burundi reconnaît que le retard enregistré dans son développement a été causé par les conflits, alors même qu’il disposait d’importants atouts. Il a également évoqué l’expérience positive du pays dans la sortie pacifique des conflits et le maintien de la paix retrouvée.
Dans l’exercice de sa présidence, le chef de l’Etat burundais a affirmé qu’il ne ménagera aucun effort pour soutenir l’initiative « Faire taire les armes », qui incarne l’aspiration profonde des peuples africains à vivre dans la sécurité, la dignité et l’espérance.
Par ailleurs, le président Ndayishimiye a indiqué souhaiter que l’UA accorde une attention particulière au renforcement et à la complémentarité entre l’Architecture africaine de paix et de sécurité et l’Architecture africaine de gouvernance, dans une approche intégrée reliant la prévention des conflits, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la médiation, la gouvernance inclusive et la reconstruction post-conflit, en étroite coordination avec les Communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux de rétablissement de la paix.
D’après le président burundais, l’expérience acquise sur le continent africain démontre que la paix durable se construit à travers des processus inclusifs de dialogue permanent, de réconciliation, de renforcement de la cohésion nationale et de consolidation des institutions.
Il a en outre rappelé qu’elle repose également sur la promotion d’une gouvernance participative, de la justice et du développement économique équilibré, ainsi que sur la prise en compte des facteurs structurels de fragilité, notamment la pauvreté, les inégalités persistantes, l’exclusion des jeunes et la marginalisation de certaines composantes des sociétés africaines.
A cet effet, il a promis de recourir au dynamisme et à la bonne foi de la jeunesse, tout en associant les femmes, afin de réfléchir à une stratégie durable de prévention des conflits en Afrique.
A ce propos, en sa qualité de Champion de l’UA pour l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, le président burundais a indiqué qu’il prévoit d’organiser en août 2026, à Bujumbura, l’un des plus grands rassemblements de la jeunesse africaine, consacré à un dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité, couplé avec l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Selon lui, ce forum se veut résolument intergénérationnel, favorisant des échanges ouverts et constructifs entre les jeunes, les décideurs politiques, les institutions continentales, la société civile, le monde académique et le secteur privé. L’objectif est de renforcer la compréhension mutuelle, de valoriser les expériences africaines et de formuler des recommandations opérationnelles adaptées aux réalités du terrain.
A travers cette initiative, le chef de l’État burundais a souligné que le Burundi souhaite renforcer l’appropriation par les jeunes de l’agenda africain de la paix et de la sécurité, tout en affirmant leur rôle central dans la renaissance africaine

