KAYANZA, 15 juillet (ABP) – La pratique de la mise en commun des terres cultivables permet d’améliorer les rendements agricoles, de mieux organiser les travaux champêtres et de renforcer la solidarité entre les producteurs de la commune de Kayanza. L’administration communale la considère comme un facteur clé de la modernisation du secteur agricole. C’est ce qu’a déclaré l’administrateur communal de Kayanza, M. Godefroid Niyonizigiye, au cours d’un entretien accordé à l’Agence Burundaise de Presse (ABP).
Selon lui, cette pratique ne remet aucunement en cause le droit de propriété des agriculteurs sur leurs parcelles. « La mise en commun des terres consiste à effectuer le labour, les semis, l’entretien des cultures et les récoltes au même moment. Chaque agriculteur reste propriétaire de son champ, mais les différentes opérations sont réalisées selon un calendrier commun », a-t-il précisé.
Niyonizigiye a fait savoir que cette organisation offre plusieurs avantages, notamment un meilleur suivi des exploitations, l’accroissement des récoltes et l’adoption de techniques culturales modernes. Il a ajouté qu’elle a également incité les producteurs de Kayanza à investir dans l’irrigation, ce qui leur permet de cultiver pendant toutes les saisons.
D’après l’administration communale, cette approche constitue un outil important pour accélérer la modernisation de l’agriculture. Elle facilite l’encadrement des producteurs, favorise une utilisation rationnelle des intrants agricoles et encourage la diffusion des bonnes pratiques culturales. L’autorité communale estime que la réussite de cette initiative repose sur une collaboration étroite entre les agriculteurs, les services techniques et les coopératives.
Sur les différents sites de culture visités, les agriculteurs interrogés affirment que cette méthode d’organisation donne des résultats satisfaisants en matière de production. Ils indiquent obtenir de meilleurs rendements qu’à l’époque où chacun cultivait sa parcelle de façon individuelle. Les producteurs expliquent également que la mise en commun des terres facilite la lutte contre les ravageurs et les maladies des cultures. Elle favorise aussi les semis simultanés, l’utilisation de semences sélectionnées ainsi qu’un meilleur accompagnement des techniciens agricoles.
« Lorsque nous travaillons ensemble, nous appliquons les mêmes techniques culturales et nous obtenons de meilleurs rendements », a témoigné un agriculteur rencontré sur l’un des sites de culture.
Les agriculteurs soulignent enfin que cette organisation facilite la mobilisation de la main-d’œuvre, renforce la surveillance des champs, réduit les risques de vol des récoltes et favorise le partage d’expériences entre producteurs.

