BURURI, 20 oct (ABP) – L’Office burundais des recettes (OBR), en collaboration avec la direction du parti CNDD- FDD en province de Burunga, a organisé, lundi 19 octobre 2026, au chef-lieu de la commune Bururi, une journée d’échanges avec les contribuables, a-t-on constaté sur place.
Selon Sylvain Nzikoruriho, secrétaire du parti au pouvoir dans la province de Burunga, cette rencontre visait, d’une part, à faire comprendre le rôle des contribuables dans le développement du pays et, d’ autre part, à rappeler aux employés de l’OBR leur obligation de collecter les recettes conformément à la loi budgétaire en vigueur.
Nzikoruriho a appelé les commerçants à disposer des Numéros d’identification fiscale (NIF), d’un Registre de commerce (RC) et d’un appareil permettant de livrer des factures électroniques. Il leur a également rappelé l’importance de paiement des taxes et impôts, soulignant que les citoyens du monde entier devraient être fiers de contribuer aux recettes publiques par le paiement de leurs impôts.
De son côté, Egide Ndikuriyo, chef de la délégation des employés de l’OBR, a indiqué que les modalités de déclaration fiscale variaient selon le chiffre d’affaires des commerçants. Selon ses explications, ceux dont le chiffre d’affaires est inférieur à 25 millions de francs burundais doivent effectuer des déclarations trimestrielles, tandis que ceux dont le chiffre d’affaires dépasse ce seuil sont soumis à une déclaration annuelle. Ces derniers paient également un impôt sur le revenu ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), laquelle est normalement supportée par les consommateurs.
Ndikuriyo a averti que le non-respect des obligations fiscales pouvait entraîner des sanctions. Il a notamment évoqué une amende de 100 000 francs burundais, assortie d’un intérêt de 10 % tous les trois mois, en précisant que la loi prévoyait de telles pénalités.
Les contribuables ont, pour leur part, dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de rigueur de la part de certains agents de l’OBR, qui laisseraient des commerçants exercer leurs activités sans autorisation du ministère ayant le commerce dans ses attributions.

