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Vers l’implication du parlement à surseoir sur la liqueur ” Karibu” et ses méfaits dans la société

ByAdministrateur

Juil 15, 2021

GITEGA, 14 juil (ABP) – La première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Sabine Ntakarutima, a promis de porter à la connaissance de cette institution prestigieuse les impacts négatifs de la liqueur “Karibu” sur la société en vue d’y remédier.

Elle a fait cette réaction suite aux doléances exprimées tant par les responsables administratifs et policiers lors d’une rencontre qu’elle a organisée mardi le 13 juillet à l’intention des chefs de services publics et privés œuvrant dans la province Gitega (centre du Burundi). L’objectif était de les entretenir sur les missions confiées aux parlementaires et recueillir, par la suite, leurs avis et considérations eu égard à leurs préoccupations.

“La liqueur Karibu, bien qu’elle soit reconnue légalement, occasionne des méfaits graves tant aux consommateurs qu’à la société”, ont rapporté plus d’uns parmi les participants à la rencontre. L’on observe la fragilisation de la santé des hommes consommateurs de cette liqueur au point que les travaux jadis dévolus aux hommes sont actuellement exécutés par une main-d’œuvre féminine, a explicité le chef de cabinet du gouverneur de province.

Quant au représentant de la police, il a interpellé les législateurs de surseoir sur cette question, arguant que la boisson “Karibu” est consommée principalement, et sur une allure inquiétante, par une population productrice du pays. Il a plaidé pour la protection de celle-ci.

Les participants dans cette réunion ont proposé soit de porter le prix de cette liqueur à la barre plus haute pour limiter son accès, soit d’interdire carrément sa production, sa commercialisation et sa consommation sur le sol burundais.

Touchée par les conséquences néfastes de cette boisson, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale a fait savoir qu’elle va, très prochainement, partager cette doléance avec les autres députés quitte à y remédier.

Par ailleurs, la consommation de la drogue dite “booster” a été aussi sujet de débats, et l’on a déploré que la loi ne punisse pas cette infraction à la hauteur de sa gravité.

Mme Ntakarutimana a sensibilisé les chefs de services sur le soutien sans faille du gouvernement dans sa politique de mobilisation de la population dans des coopératives, la protection de l’environnement et la mise en commun des propriétés foncières pour augmenter la production. Elle a exhorté les participants à la rencontre de se caractériser par le leadership, la bonne gouvernance, la solidarité et l’exemplarité dans l’assiduité au travail.