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La villagisation, source de cohésion sociale et pilier du développement communautaire durable, selon le ministre en charge de l’Intérieur

ByAdministrateur

Nov 11, 2021

La villagisation, source de cohésion sociale et pilier du développement communautaire durable, selon le ministre en charge de l’Intérieur

BUJUMBURA, 10 nov (ABP) – Le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, M. Gervais Ndirakobuca, a ouvert mardi le 9 novembre les travaux de l’atelier de restitution des activités de préparation du projet « Réintégration durable et inclusive des personnes déplacées au Burundi », qui s’inscrit dans le cadre du Programme national intégré d’appui à la villagisation (PNIAV) en cours de développement, a constaté l’ABP sur place.

Le ministre Ndirakobuca a indiqué que le programme de promotion de la villagisation se retrouve dans l’axe stratégique numéro 12 centré sur l’aménagement du territoire, avec comme objectif stratégique de rationaliser l’occupation du territoire. Il a, à cet effet, cité les projets relatifs à cette promotion de la villagisation, dont l’aménagement des villages ruraux, l’appui à la mise en

place des infrastructures socio-économiques de base dans les villages et la promotion des activités génératrices de revenus dans ces mêmes villages.

Par ailleurs, a précisé le ministre Ndirakobuca, la villagisation a toujours été considérée comme une source de la cohésion sociale et un pilier du développement communautaire durable au Burundi.

Consécutivement aux crises socio-politiques qu’a connues le Burundi, il a souligné que la villagisation était considérée comme un facteur clé de consolidation de la paix en permettant aux communautés de pouvoir revivre ensemble.

De plus, il a signifié que le plan national de développement a comme objectif global de transformer structurellement l’économie burundaise pour une croissance forte, durable, de résilience inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et conduisant à l’amélioration du bien-être social.

Le Burundi doit rompre avec la vision traditionnelle d’ériger des villages de paix, mais d’évoluer vers des villages de paix modèles qui participent dans la promotion du développement communautaire par le rapprochement des services de base à la population, a-t-il poursuivi. Il a affirmé que le gouvernement est en train de développer un PNIAV dans tout le pays, à partir des grandes villes, provinces, chefs-lieux des communes jusqu’au niveau collinaire.

Dans le processus de la mise en œuvre de ce programme, le ministre en charge du Développement communautaire a rappelé que le Fonds national d’investissement communal (FONIC) a été chargé de la coordination technique, avec un accent particulier sur la collaboration avec les partenaires impliqués dans la préparation et la réalisation de ce programme.

Selon le ministre Ndirakobuca, les villages pilotes situés en provinces Cankuzo, Kirundo et Ruyigi constitueront une source d’inspiration et vont donner des orientations pour la suite du programme.

Au cours des exposés, la représentante du PNUD, Mme Nicole Kouassi, a fait savoir que les villages modèles vont bientôt être construits à Cankuzo, Kirundo et Ruyigi au profit de la population, surtout les personnes rapatriés et déplacées, ainsi que les plus vulnérables.

La construction de ces villages sera exécutée par le FONIC et les partenaires internationaux comme le PNUD et le HCR, a signalé Mme Kouassi.

D’après elle, le coût estimatif de ce programme est de 29.586.590.216 BIF (environ de 15 millions de dollars américains). Il est prévu la construction de 56 maisons sur une superficie de 3.5 hectares en province Cankuzo, 224 maisons en 28 hectares à Kirundo et 480 maisons en 53 hectares à Ruyigi, a déclaré la représentante du PNUD au Burundi.