• jeu. Juil 25th, 2024

Après 125 ans d’évangélisation, l’Eglise catholique est arrivée à maturité, selon le président de la commission épiscopale.

ByAdministrateur

Oct 7, 2022

BUJUMBURA, 5 oct (ABP) – Certains indicateurs démontrent que l’Eglise catholique est arrivée à sa maturité après 125 ans d’évangélisation du Burundi. C’est l’avis du président de la conférence épiscopale du Burundi Mgr Joachim Ntahondereye, lors d’une interview qu’il a accordé à la presse samedi 1er octobre 2022, lors de l’ouverture de l’année jubilaire des 125 ans d’évangélisation du Burundi.

Le président de la conférence épiscopale relève qu’actuellement l’Eglise catholique du Burundi est composée de huit diocèses, au moment où au début de l’évangélisation, elle appartenait au vicariat apostolique de Runyangembe basée à Ushirombo en Tanzanie. Entre-temps, le nombre de prêtres, religieux et religieuses n’a cessé d’augmenter, selon Mgr Ntahondereye. Il a indiqué qu’on dénombre en moyenne 100 prêtres par diocèse ; avec une moyenne d’un million de fidèles laïcs par diocèse.

Mgr Ntahondereye s’est félicité du dynamisme des laïcs, à leur enthousiasme en répondant aux initiatives de catéchèses et en participant aux différentes retraites organisées. Dans toutes les paroisses du pays, il salue l’engouement de la jeunesse et des adultes « qui réclament d’être aidés à mieux connaître le Christ, cultiver des relations profondes avec lui ».

Malgré les 125 ans d’évangélisation, Mgr Ntahondereye admet que tout n’est pas rose. Il y a encore des lacunes « nous restons des pêcheurs pardonnés, toute personne humaine même baptisée a toujours besoin d’être sauvé par le christ. Nous avons toujours besoin de renforcer la relation avec Christ, allons grandir. » Ainsi, il fait remarquer que, quand on questionne le passé, on déplore le fait que des divisions, des injustices, des assassinats, des massacres ont eu lieu dans notre pays. Un pays qui compte, pourtant parmi sa population, une majorité de chrétiens catholiques ou non. Ainsi, il a interpellé à accepter le Christ « comme sauveur au quotidien pour qu’il puisse nous donner la force de résister contre le mal ».

Le président de la conférence épiscopale du Burundi a fait remarquer que les perspectives d’avenir pour le renforcement de la société, comme le suggère l’ouverture de cette année jubilaire, se résume dans le mot d’ordre : « la pastorale de la famille » dans l’objectif de « faire chaque ménage une église domestique qui évangélise, brûle d’enthousiasme de faire connaître le Christ ».