• mar. Juil 7th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

La population de la commune Ntahangwa demande au gouvernement la stabilisation des berges en amont de la rivière Nyabagere

ByAdministrateur

Nov 16, 2022

BUJUMBURA, 14 Nov (ABP) – La rivière Nyabagere, dans sa partie située en amont qui  sépare le quartier Nyabagere et Muyaga de la zone Gihosha en commune Ntahangwa, constitue une menace pour les populations vivant au bord de cette rivière a  constaté l’ABP lundi le 14 novembre 2022, lors d’une visite qu’elle a effectuée  sur  cette rivière.

Arrivé au bord de la rivière Nyabagere, l’on a constaté que le lit de cette rivière ne cesse de s’étendre suite aux glissements  de terrain qui vont même jusqu’à la destruction des maisons d’habitation qui se trouvent au bord de cette rivière. Certains  propriétaires des parcelles ou des maisons essaient de de la stabiliser en construisant des murs en gabion  ou en plantant des bambous   mais en vain. La population vivant au bord de la rivière Nyabagere craint la continuité des effondrements des bords  cette rivière à la veille de la saison pluvieuse qui risque d’aggraver la situation en causant même des pertes des vies humaines. Pour toutes ces raisons, la population de la commune Ntahangwa lance un cri d’alarme pour que l’Etat  puisse ‘intervenir en stabilisant les berges de cette rivière en amont, comme on l’a fait pour la partie qui se trouve en aval, afin de stopper les effondrements.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.