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Auto-évaluation des responsables des prisons pour améliorer les prestations

ByAdministrateur

Mar 3, 2023

GITEGA, 22 fév (ABP) – Le directeur général des affaires pénitentiaires, M. Pierre Claver Miburo se dit satisfait des activités réalisées par les responsables des maisons de détention. Ils ont globalement travaillé en conformité avec le plan d’actions annuel (PAA) de l’année budgétaire 2021-2022. M. Miburo a livré cette impression à la presse, lors d’une réunion centrée sur l’évaluation de l’exécution du PAA durant la période précitée, organisée à Gitega (centre du pays), du 21 au 22 février 2023, par la direction générale des affaires pénitentiaires, à l’intention des responsables des maisons de détention issus de tous les coins du pays.

Toutefois, les défis n’en ont pas plus manqué non plus, a-t-il déploré. A la tête de ceux-ci s’est retrouvée la pléthore de la population carcérale, a expliqué M. Miburo, avant de tranquilliser que les intervenants dans la gestion des prisons ont été sollicités de s’impliquer activement pour y remédier.

La surpopulation carcérale occasionne des répercussions sur les droits fondamentaux des prisonniers. Il en a cité entre autres le droit à l’alimentation, à la vie décente et à la bonne santé.

Par ailleurs, M. Miburo a exprimé sa réaction face à une opinion faisant croire que la pénurie des vivres se fait sentir actuellement en milieu carcéral burundais. » C’est faux »,  a-t-il rétorqué, avant d’expliciter que cet argument est d’une période dépassée. « Pour le moment, les stocks des vivres (haricot et farine de manioc) sont pleins et l’exemple d’illustration est faite au stock de la prison centrale de Gitega », a indiqué, M. Miburo.

Argumentant sur la période de pénurie des vivres dans les prisons, M. Miburo a fait savoir que cela arrive pendant la période de soudure où les produits vivriers deviennent rares. C’est une période où les récoltes sont inexistantes et où les semences et denrées alimentaires sont soumises à des prix exorbitants. Cette pénurie de vivres se fait sentir ainsi dans les ménages de même que dans les établissements fermés tels que les établissements scolaires,  les camps militaires et policiers voire les ménages, a conclu M. Miburo.