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Le président de la République appelle les jeunes à être créateurs d’emplois mais pas quémandeurs d’emplois

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Juil 25, 2024

BUJUMBURA, 12 juil (ABP) – Le président de la République M. Evariste Ndayishimiye a poursuivi ce jeudi 12 juillet 2024, en Province de Bujumbura, la troisième journée de la tournée dénommée  » Caravane Inkebuzo « .

A l’issue de cette troisième journée, le chef de l’Etat s’est joint aux jeunes et à la population de la colline Mayuyu dans la commune Mukike de la province de Bujumbura, dans les travaux de traçage des courbes de niveau.

Dans son mot M. Ndayishimiye a appelé les jeunes à apprendre à   transformer la bonne terre que Dieu leur a donnée ajoutant qu’ils n’étudient pas pour que l’Etat leur donne un emploi, mais plutôt pour apprendre les techniques qui leur permettront de créer leurs emplois.

A cette occasion, le chef de l’Etat a félicité l’administration et les natifs de la commune de Mukike pour le pas de géant qu’ils ont déjà franchi dans le développement, grâce à la mobilisation communautaire dans les activités agropastorales. « Mukike est une commune exemplaire », a souligné le chef de l’Etat. Il appelle aussi la population de cette commune à s’entraider, à aimer le travail et à penser aux activités entrepreneuriales.

Dans cette même commune, l’ami des jeunes Evariste Ndayishimiye s’est entretenu avec M. Camarade Nduwimana, un jeune entrepreneur qui a démarré son projet agricole avec un capital de 70.000 Fbu en 2006 à travers ses témoignages, M. Nduwimana a indiqué qu’il s’est construit une maison et a acheté 5 hectares où il cultive des pommes de terre.

Le chef de l’Etat l’a encouragé et a demandé à d’autres jeunes à emboiter les pas à M. Nduwimana dans leurs activités entrepreneuriales.

Le président Ndayishimiye s’est également rendu dans la commune de Mugongo-Manga, où il a inauguré un bureau communal construit par les natifs de cette commune. Il les a félicités pour cette initiative soulignant que c’est un bon signe que cette commune commence à émerger.  Il n’a pas manqué de préciser que des multiples résultats déjà enregistrés en matière de développement donnent l’espoir que la vision que le Burundi s’est donnée sera sans doute concrétisée.

Notons qu’en province Bujumbura, la Caravane Inkebuzo s’est achevée en zone Jenda de la commune Mugongo-Manga, où le chef de l’Etat a inauguré un hôtel dénommé Kirezi construit avec un montant de plus de 2 milliards de FBu par un natif de cette zone.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.