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Analyse et adoption du projet de loi portant organisation du secteur semencier végétal

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Avr 16, 2026
Vue partielle des députés lors de l'adoption

NTAHANGWA, 9 avr (ABP) – Les députés de l’Assemblée nationale se sont réunis, mercredi le 8 avril 2026, pour analyser et adopter le projet de loi portant organisation du secteur semencier végétal. La séance plénière s’est tenue à l’hémicycle de Kigobe, sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, en présence de la ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, Calinie Mbarushimana. Dans l’exposé des motifs, le ministre Mbarushigimana a indiqué que la loi semencière en vigueur depuis 2012 a constitué une avancée significative dans la structuration du secteur.

Toutefois, a-t-elle expliqué, une révision s’avère nécessaire pour répondre aux défis émergents et aligner le cadre législatif sur les objectifs de développement durable et de sécurité alimentaire du pays. Selon Mbarushimana, ce projet de loi prévoit une modernisation approfondie du secteur semencier, afin de promouvoir une agriculture durable et inclusive.

Pour surmonter les obstacles liés à la faible qualité des semences et au manque d’accès aux variétés améliorées, ce nouveau projet introduit des mécanismes renforcés de soutien à l’industrie semencière, ainsi que des dispositifs favorisant la recherche et l’innovation.

De plus, la ministre ayant l’agriculture dans ses attributions a souligné que les multiplicateurs de semences (abagwizambuto) joueront un rôle clé dans la promotion des variétés améliorées, tout en soutenant la préservation des espèces traditionnelles. Concernant la commercialisation des semences et la lutte contre la contrefaçon, le projet de loi prévoit un renforcement du système de régulation du marché, avec des normes de qualité plus strictes, un contrôle accru des prix et des mesures de surveillance assorties de sanctions rigoureuses.

Au cours des échanges, les députés ont soulevé la question de la dépendance vis-à-vis des semences importées. La ministre Mbarushimana a répondu que le gouvernement, à travers l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (ISABU), entend intensifier la production locale de semences afin de réduire les importations et d’atténuer l’impact du manque de devises.

S’agissant de la filière de l’avocat, Mme Mbarushimana a indiqué que cette culture présente un fort potentiel d’exportation. Elle a encouragé les producteurs à cultiver davantage la variété « Ruhere », très prisée sur le marché international, tout en assurant que le ministère en charge de l’agriculture poursuit la recherche des marchés extérieurs pour générer davantage de devises.

Intervenant sur ce point, le président de l’Assemblée nationale a suggéré que cette variété soit principalement destinée à l’exportation, tandis que les autres variétés seraient consommées localement, contribuant ainsi à l’essor économique du pays.

A l’issue des débats, les députés ont adopté ce projet de loi portant organisation du secteur semencier végétal.