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Célébration de la Journée dédiée à l’Afrique, édition 2026

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Mai 26, 2026
Le président Evariste Ndayishimiye prononçant son discours à l'occasion de l'Africa Day 2026

MUKAZA, 25 mai (ABP) – Le Burundi a célébré, lundi 25 mai 2026, la Journée dédiée à l’Afrique “Africa Day 2026”, sous le thème : « L’année de la garantie de la disponibilité durable de l’eau et de systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063. »

Cette journée a vu la participation du président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine (UA), Evariste Ndayishimiye, de la première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, des ambassadeurs africains ainsi que d’autres autorités nationales et internationales.

À cette occasion, le président de la République a indiqué que la Journée de l’Afrique est plus qu’une simple commémoration historique, car elle symbolise la mémoire collective du continent africain, l’héritage des luttes menées pour l’unité africaine ainsi que l’espérance d’une Afrique forte, digne et prospère.

Le président Ndayishimiye a rappelé que l’année 1963 demeure une date majeure dans l’histoire africaine, car elle marque le moment où les peuples africains ont choisi de renforcer leur solidarité et de parler davantage d’une seule voix. Depuis l’Organisation de l’unité africaine jusqu’à l’actuelle UA, a-t-il souligné, le message reste le même.

Selon le chef de l’État burundais, l’Afrique ne pourra relever durablement ses défis qu’en restant fidèle aux idéaux d’unité, de coopération et de fraternité entre ses peuples.

Concernant l’édition 2026 de l’Africa Day, le président Ndayishimiye a signalé qu’elle revêt une importance particulière pour le Burundi, qui assume cette année une responsabilité continentale importante.

Cette mission constitue, selon lui, un devoir envers l’Afrique, ses peuples et son avenir. Il a ajouté que le Burundi entend contribuer activement à la promotion de la paix, du dialogue, de l’intégration régionale et du développement durable.

Photo de famille du président Ndayishimiye avec le corps diplomatique de l’UA accrédité au Burundi

Revenant sur le thème retenu cette année, le chef de l’État a indiqué qu’il exprime une vérité essentielle, précisant que l’unité africaine doit se traduire par des actions concrètes visant à protéger les plus vulnérables, soutenir la jeunesse, renforcer la solidarité entre les nations et promouvoir le bien-être des populations.

Le président burundais a également rappelé que le panafricanisme ne doit pas rester un simple slogan, mais devenir une véritable méthode d’action et de transformation. Il a, en outre, indiqué que les activités organisées à l’occasion de cette journée témoignent de la volonté de faire de la Journée de l’Afrique un moment de mobilisation citoyenne et continentale.

Concernant les réfugiés accueillis au Burundi, le chef de l’État a affirmé que la solidarité envers eux démontre que l’Afrique unie doit être une Afrique attentive à la souffrance humaine.

« L’Afrique a besoin de s’émanciper », a déclaré le chef de l’État, précisant que cela signifie atteindre l’autosuffisance dans les besoins essentiels. Il a ajouté que cela est possible, d’autant plus que l’Afrique possède d’immenses potentialités, des ressources naturelles abondantes, une richesse culturelle exceptionnelle, une jeunesse dynamique et résiliente ainsi qu’une vision commune portée par l’Agenda 2063, pouvant lui permettre de se développer.

Cependant, le président de la République a souligné que l’Afrique demeure confrontée à plusieurs défis majeurs, notamment les conflits armés et le terrorisme, le chômage des jeunes, les inégalités sociales, les effets du changement climatique ainsi que les insuffisances dans les domaines de l’éducation et de la santé. Selon lui, ces défis expliquent également la dépendance économique du continent.

Face à ces défis, le président Ndayishimiye a rappelé que les Africains n’ont pas droit au découragement, soulignant au contraire que les défis constituent une opportunité. D’après lui, l’Afrique doit croire en ses capacités et en ses propres solutions, car elle n’est pas condamnée à subir l’histoire, mais doit plutôt l’affronter, devenir actrice de son destin et construire son avenir grâce au travail, à la stabilité, à la coopération régionale et à l’investissement dans le capital humain. Il a également indiqué que le développement du capital humain implique directement la santé.

Revenant sur le thème annuel de l’UA pour l’année 2026, consacré à la disponibilité durable de l’eau et aux systèmes d’assainissement sûrs, le président du Burundi a indiqué qu’il mérite une attention particulière, car « l’eau, c’est la vie ». Selon lui, l’eau est liée à la santé, à la dignité humaine, à l’éducation et à la paix sociale. Son manque ainsi que l’insuffisance des infrastructures d’assainissement aggravent les maladies, les tensions et les vulnérabilités climatiques.

S’agissant du Burundi, le président Ndayishimiye a révélé que cette réalité est bien connue, citant notamment les inondations, l’érosion et les effets du changement climatique qui touchent directement plusieurs communautés, particulièrement autour du lac Tanganyika.

En soutenant le thème continental, a indiqué le chef de l’État, le Burundi souhaite rappeler que les grandes ambitions africaines doivent répondre aux besoins réels des populations, aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

Le doyen des ambassadeurs de l’UA a, quant à lui, déclaré être honoré de célébrer la Journée de l’Afrique sous le leadership du président burundais à la tête de l’UA, à un moment où le continent continue de faire preuve de résilience, d’unité et de détermination face aux défis communs, tout en poursuivant la prospérité collective.

Selon lui, le thème de cette Journée appelle à renouveler l’engagement en faveur d’un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, piliers fondamentaux du développement durable. Il a indiqué que, selon les estimations continentales et internationales, plus de 400 millions d’Africains n’ont pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité, tandis que plus de 700 millions de personnes ne disposent pas de services d’assainissement adéquats.

Toujours selon lui, ces chiffres rappellent que la réalisation des aspirations de l’Agenda 2063 exige des investissements urgents dans les infrastructures hydrauliques, la résilience climatique, la gestion durable des ressources et la fourniture inclusive des services, afin qu’aucun Africain ne soit laissé pour compte.

Vue partielle des participants à l’Africa Day 2026

Il a également salué le gouvernement et le peuple burundais pour leur engagement continu à protéger et soutenir les personnes contraintes de fuir les conflits et les difficultés.

Il a recommandé de continuer à bâtir des ponts au-delà des frontières, à renforcer l’intégration régionale, à promouvoir la paix et la sécurité, à autonomiser les jeunes et les femmes, à exploiter le potentiel de la technologie et de l’innovation, ainsi qu’à travailler ensemble pour libérer les immenses opportunités de l’Afrique.

« Bien que le partenariat avec la communauté internationale demeure important, l’avenir de notre continent dépendra avant tout des solutions africaines aux problèmes africains », a-t-il conclu.