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ABP - Agence Burundaise de Presse

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Réunion de formation des leaders communautaires sur le plaidoyer en SSR

ByAdministrateur

Juin 6, 2024

CIBITOKE, 24 mai (ABP) – La province sanitaire de Cibitoke (nord-ouest du Burundi), en collaboration avec la Direction provinciale de l’Education, appuyée par l’asbl « Twitezimbere », a organisé du 23 au 24 mai, à Cibitoke, une réunion de formation des leaders communautaires sur le plaidoyer en Santé sexuelle reproductive (SSR) et la Planification familiale (PF).

L’objet de cette réunion était d’échanger sur les activités des clubs de santé et des centres de santé amis des jeunes (CSAJ).

Pour le chef de cabinet du gouverneur de la province Cibitoke, M. Anicet Saïdi, les responsables des districts sanitaires, les titulaires des CSAJ, les directeurs des communes scolaires, les encadreurs des clubs de santé et les jeunes membres des clubs de santé doivent contribuer, chacun en ce qui le concerne, pour réduire à zéro le nombre de grossesses non désirées à l’école. Pour y arriver, tous les défis en rapport avec les clubs de santé doivent être relevés en vue de les redynamiser au profit de la SSR. Les CSAJ, qui étaient au nombre de 20 dans toute la

province sanitaire de Cibitoke, doivent aussi être redynamisés pour être plus fonctionnels au service des jeunes qui doivent être bien encadrés et éclairés sur la SSR et la PF, a-t-il précisé.

Pour le représentant du Bureau provincial de santé (BPS) et point focal provincial de la SSR, M. Jackson Niyongabo, la réunion vise les stratégies pour redynamiser les CDSAJ. Ainsi, les jeunes vont être sensibilisés pour fréquenter les CDSAJ, a-t-il indiqué. L’occasion permettra aussi l’éveil de conscience des intervenants pour le bon fonctionnement des CDSAJ et des clubs de santé.

Quant au représentant de la DPE à Cibitoke, M. Innocent Nigarura, il a fait savoir qu’on a enregistré 10 cas de grossesses non désirées au premier trimestre 2023-2024, tandis qu’au 2ème trimestre, les grossesses non désirées sont arrivées à 21 cas, ce qui fait un total de 31 cas de grossesses non désirées du début de l’année scolaire au début du 3ème trimestre. Pour y remédier, la DPE Cibitoke compte relancer et réactiver les clubs de santé, de même que les structures de tantes et pères des écoles pour la lutte continuelle contre les grossesses non désirées.

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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