BUJUMBURA, 2 juil (ABP) – Le ministère en charge de la solidarité nationale, des affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre, en collaboration avec la Confédération nationale des mutuelles communautaires de santé au Burundi (CONAMUS), a organisé la semaine dernière, une réunion d’échange à l’intention des responsables des médias, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de protection sociale, et en cohérence avec la vision du Burundi pays émergent 2040 et pays développé en 2060.
L’assistant du ministre en charge de la solidarité nationale Véronique Barindongo, a souligné que la santé est un droit fondamental pour tout être humain. Elle a rappelé que ce droit à la santé est consacré dans de nombreux instruments internationaux de protection des droits de l’homme, notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, la constitution de l’OMS et le Pact international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Dans le cadre de l’amélioration de l’accès aux soins de santé, Barindogo a rappelé que le gouvernement du Burundi a entrepris plusieurs mesures importantes au cours de ces dernières années. Parmi celles-ci figurent, la création de la mutuelle de la fonction publique en 1980, qui gère le régime de base d’assurance maladie-maternité des agents publics et assimilés; la mesure de la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes; l’instauration de la Carte d’Assurance Maladie pour couvrir les soins de santé aux groupes vulnérables. Il y a aussi l’agrément et le suivi des mécanismes de protection sociale en santé tels que les mutuelles communautaires de santé, les mutuelles du secteur privé structuré et les micro assurance santé; la mise en place des programmes de prise en charge des ménages vulnérables et les personnes âgées.
Cependant, a-t-elle déploré, malgré tous les efforts consentis par le gouvernement en collaboration avec ces partenaires, la culture de prévoyance n’est pas encore développée chez la population burundaise. A cet effet, elle a sollicité l’engagement actif des responsables des médias pour appuyer les efforts de sensibilisation à l’endroit des citoyens, en particulier, sur l’importance d’adhérer massivement aux mécanismes d’accès aux soins de santé.
De son côté, le président de la CONAMUS, Déo Claude Nshimirimana, a fait savoir que la confédération vise l’accès de la population burundaise aux soins de santé de qualité, de manière équitable, efficiente et durable. Elle est née de la volonté du mouvement mutualiste burundais de se doter d’une structure nationale constituée des fédérations des mutuelles communautaires de santé, présentes dans tout le pays.
Bien que les mutuelles de santé présentent de nombreux avantages, leur taux de couverture reste faible, a ajouté Nshimirimana. Il a souligné que de nombreux défis pour assurer la couverture sanitaire universelle au Burundi demeurent nombreux, entre autres la faible culture de prévoyance non encore développée dans les Burundais, la méconnaissance des avantages offerts par la mutualisation du risque-santé, le chevauchement des mécanismes, l’adhésion qui reste volontaire pour les mutuelles communautaires de santé et la faible régulation des prix des médicaments.

