KARUSI, 15 août (ABP) – Les communautés Batwa vivant sur la colline Mugende, sous colline Rwamahwa, dans la zone Kibumbwe de la commune Karusi, sont appelés à participer davantage aux activités de vaccination de leurs enfants pour les prévenir de différentes maladies.
Cette information a été donnée, le vendredi 14 août 2026 par Thérence Mbonigaruye, responsable du service de vaccination au centre de santé de Nyakabugu, dans la zone Kibumbwe. Il s’exprimait alors qu’une équipe de professionnels de santé procédait à la vaccination des enfants de la communauté batwa directement dans leurs ménages.
Selon Mbonigaruye, il s’agissait de la deuxième fois que cette activité était organisée directement auprès des ménages de cette communauté. Lors de la première campagne, les parents avaient été sensibilisés et invités à se rendre au centre de santé pour faire vacciner leurs enfants.
Il a toutefois déploré que certains ne se soient pas présentés au centre, malgré l’existence de registres permettant au personnel de santé de suivre les enfants ayant manqué une vaccination.
Parmi les bénéficiaires de cette activité, Minani Consolate et Nduwimana Manassé ont expliqué que le manque de temps constitue l’une des principales raisons qui les empêchent de faire régulièrement vacciner leurs enfants. Ils ont indiqué qu’ils sont souvent contraints de consacrer leur temps à la recherche de nourriture pour leurs familles.
Les deux Batwa ont également évoqué le manque de terres cultivables. Ils ont affirmé que, bien que l’Etat leur ait promis des terres, ils restent entourés de terrains appartenant à l’Etat, dont une partie devrait notamment être consacrée à la culture du café. Cette situation, selon eux, limite leurs possibilités de pratiquer l’agriculture et d’assurer leur subsistance.
Ils ont, par ailleurs, fait savoir qu’ils éprouvent des difficultés à trouver de l’herbe destinée à la couverture de leurs habitations pendant la saison des pluies. Ils expliquent que des espaces leur avaient auparavant été accordés pour produire cette herbe, mais qu’ils n’en disposent actuellement plus en quantité suffisante.
Malgré ces difficultés, ils ont promis de faire vacciner leurs enfants à partir du mois de septembre prochain.
