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La population de famille batwa demande au gouvernement des terres cultivables

ByAdministrateur

Déc 24, 2021

CANKUZO, 22 déc (ABP) – Les familles batwa habitant sur la colline Gatungurwe, en commune et province Cankuzo (est du Burundi), demandent au gouvernement, des terres cultivables pour se développer, a appris l’ABP, lors d’une interview qu’ils l’ont accordée mardi, 21 décembre 2021.

Ces batwa disent être dans la misère. Une femme qui a 3 enfants s’est exprimée, affirmant qu’elle n’a rien à les nourrir en cette période, elle regrette de ce qu’elle va faire pour les fêtes de fin d’année qui approchent.

Les batwa contactés ont indiqué que la cause principale de cette pauvreté est le manque de terres cultivables, précisant qu’ils mènent une vie malheureuse.

Par ailleurs, ils sont convaincus que la possession d’une terre cultivable et d’une belle maison d’habitation sont les bases du développement. Ils demandent également au gouvernement une assistance en vivres pour fêter dans la joie, les fêtes de fin d’année et lui demandent aussi des terres à exploiter, signalant que, l’argent utilisé à l’achat de nourriture devrait être destiné aux autres activités de développement.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.