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Le parti Sahwanya-FRODEBU demande au gouvernement de vulgariser la constitution pour l’intérêt du peuple

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Juin 6, 2022

BUJUMBURA,  2 juin (ABP) – Après 30 ans d’existence du parti Sahwanya – FRODEBU au Burundi et 29 ans après sa victoire aux élections générales, ledit parti a organisé le 2 juin 2022 à Bujumbura, une conférence de presse pour évaluer l’état des lieux et du bien-être du peuple burundais.

Le président du parti Sahwanya-FRODEBU, Pierre Claver Nahimana, a d’abord rappelé qu’en 1993, le parti Sahwanya-FRODEBU et son président Melchior Ndadaye, devenu plus tard héros national de la démocratie, ont appelé le peuple burundais à « voter pour la venue de la démocratie au Burundi, le multipartisme, le respect des droits de l’homme, la réconciliation nationale, ainsi que le développement intégral de la nation burundaise et du peuple burundais.  Ce politicien n’a  pas manqué de signaler qu’en date du 1juin 1993, le parti Sahwanya-FRODEBU sous la houlette du président Melchior Ndadaye a remporté les élections présidentielles démocratiques organisées et que depuis lors, la démocratie au Burundi a fait son chemin.

Selon Nahimana, le parti Sahwanya-FRODEBU a pris l’option depuis l’époque de dénommer les mois de juin et juillet « mois dédiés à la démocratie au Burundi. » Cette période est donc une occasion propice pour le parti de procéder à une évaluation du pas franchi par le parti et par la nation par rapport aux objectifs de départ, sur le plan de démocratie et du bien-être du peuple burundais, se fixer des objectifs pour l’avenir et faire des recommandations au gouvernement et au peuple burundais qui ont en main les destinées du pays.

Le président du parti Sahwanya-FRODEBU a indiqué que pendant cette période de 30 ans qui vient de « s’écouler, le constat au niveau des acquis est que les principes, les options, les orientations ainsi que les objectifs formulés par le FRODEBU depuis sa création font actuellement partie intégrante de la constitution de la République du Burundi de juin 2018. Selon lui, ce sont des  » principes constitutionnels » pour la réconciliation nationale et la cohabitation pacifique  des diverses composantes de la nation burundaise, la démocratie et la bonne gouvernance, les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Le multipartisme et les élections, la dépolitisation de l’administration, la réorganisation des corps de défense et de sécurité ainsi que l’indépendance de la magistrature burundaise et autres résultent de cette démocratie.

Dans ce même cadre, le parti Sahwanya-FRODEBU a pu réaliser certains acquis en rapport avec son programme politique. Il a cité la naissance des organisations de la société civile, la naissance des médias, la réorganisation ou la réforme des corps de défense et de sécurité pour les rendre représentatifs de toutes les composantes ethniques, régionales et du genre, la réorganisation du corps de la justice pour le rendre représentatif de toutes les composantes ethniques, régionales et du genre, la mise en place de la loi portant distinction entre postes politiques et postes techniques.

Malgré les 30 années après la venue de la démocratie au Burundi, le parti Sahwanya-FRODEBU déplore que les Burundais ne connaissent pas le système démocratique qui les gouverne et qui est inscrit dans la constitution, pour la simple raison que cette dernière n’est accessible qu’aux membres du législatif, de l’exécutif et du judiciaire et à quelques spécialistes en la matière. Selon M. Nahimana, le citoyen ordinaire vit dans l’ignorance des dispositions pertinentes de la loi fondamentale, de laquelle émanent toutes les autres lois qui gouvernent sa vie au quotidien.

 

Il a profité de cette occasion pour recommander au gouvernement du Burundi, de vulgariser dans la population la constitution et ses textes légaux et réglementaires d’application, et mettre en place des organes efficaces de contrôle de l’application de la constitution et ses textes d’application, mettre en place des organes efficaces d’arbitrages des conflits liés à l’interprétation de la constitution. C’est une occasion aussi de demander la mise en place des mécanismes fonctionnels et opérationnels permettant aux citoyens de recourir à la justice en cas de violation manifeste de la constitution.

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