• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Les transformateurs des produits alimentaires appelés à travailler conformément à la loi

ByAdministrateur

Oct 25, 2022

BUJUMBURA, 24 oct (ABP) – Le ministère du Commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme avec le ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique ont organisé samedi le 22 octobre 2022, à Bujumbura, une réunion d’échange à l’endroit des responsables des unités de transformation agroalimentaire (les aliments, les boissons, la bouillie et autres) implantées à travers tout le pays, pour leur expliquer le contenu du communiqué adressé à ces industriels en date du 13 septembre 2022. C’était sur les conditions d’obtention des autorisations d’implantation des unités de transformation naissantes et les exigences de qualité applicables à toute unité de production.

Dans son allocution, la ministre en charge du commerce, Mme Marie Chantal Nijimbere a félicité ceux qui travaillent dans le domaine industriel expliquant que c’est un domaine très important pour le développement du pays, parce qu’ils contribuent énormément dans la gestion et la conservation de la récolte, la création de l’emploi pour les jeunes, et les taxes et les impôts sont payés, tout en ajoutant que les citoyens burundais consomment les produits en provenance de ces entreprises. Elle a profité de cette occasion pour préciser que le Burundi regorge plus de 700 unités de transformation agroalimentaire. Malgré cela, Mme Nijimbere déplore que certaines de ces unités de transformation travaillent en passant outre la loi. Elle a signalé que certaines entreprises transforment des produits sans respect des  normes de qualité, de protection de l’environnement et sans respect de la loi en matière du commerce. Elle a  signalé d’autres défis comme la présence  des unités de transformation qui travaillent dans l’informel, et qui n’ont pas la technologie nécessaire, c’est-à-dire que les détenteurs de ces dernières n’ont pas des connaissances sur l’utilisation des formules appropriées, la concurrence déloyale qui empêche ces industries à se développer et autres.  Elle a demandé aux industriels de s’affilier à la chambre fédérale du commerce et de  l’industrie du Burundi (CFCIB) pour bénéficier l’encadrement du secteur privé.  Elle a aussi demandé à ces industriels de faire des industries fortes, qui peuvent être  compétitives sur les différents marchés de la région ou même sur le marché international.

Elle a demandé à la direction générale chargée des industries et à celle chargée du commerce, le BBN, le CNTA et ABREMA, de se mettre ensemble, travailler dans la complémentarité pour accompagner ces industriels dans l’obtention de leurs besoins mais aussi d’éviter d’être corrompu lors de la délivrance des différents documents demandés par ces derniers.

Le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, M. Martin Ninteretse, lui aussi a insisté sur les défis qui se manifestent dans le domaine des industries. Il a précisé que certains industries travaillent sans documents, la majorité d’entre elles ne paient pas ni taxes ni impôts, elles travaillent dans leurs maisons d’habitation, n’ont pas la matière première en provenance de l’agriculture dont les fruits (le citron, ananas, orange, malakuja, gigimbre et autres)  et utilisent d’autres produits tout en les mélangeant du sucre, ceux qui sont aussi nuisibles pour la santé humaine.

En plus, les déchets en provenance de ces usines ne sont pas traités convenablement, ils sont déversés dans les caniveaux et dans les rivières pour continuer dans le lac Tanganyika et tuer sa biodiversité. Il a fait savoir aussi qu’il y a ceux qui mettent beaucoup d’alcool dans les boissons qu’ils produisent ou y ajoute  d’autres produits nuisibles à santé de l’homme.

Le ministre de l’intérieur estime que 99% des transformations sont des aliments et boissons et sont consommés localement.

Pour toutes ces raisons, comme la santé du citoyen est une priorité pour le gouvernement du Burundi, le ministre de l’intérieur a invité les industriels qui n’ont pas les documents demandés et les exigences de qualité applicables à toute unité de transformation, d’arrêter de produire pour d’abord se conformer à la loi. Il a précisé que le communiqué a été sorti le 13 septembre 2022 pour prendre fin le 27 octobre 2022. Celui ou celle qui continuera à produire des produits qui ne remplissent pas les normes à part la fermeture de son usine, lui aussi sera sanctionné par la loi en vigueur.

Le directeur général du BBN a signalé que son institution fait face à beaucoup de défis dont les ressources humaines et le budget insuffisant  pour bien accomplir ses missions. De leur côté, les industriels ont demandé à la CNTA  qui est nouveau de leur octroyer rapidement les documents qu’il délivre. Ils ont aussi plaidé pour les investissements dans le domaine agricole, ce qui leur permettra d’avoir de la matière première. Les industriels ont demandé aussi au ministère en charge du commerce, de les aider à combattre la concurrence déloyale qui se manifeste et qui handicape leur développement et celui du pays.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.