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Le Burundi un pays émergent à l’horizon 2040, un pays développé à l’horizon 2060, souhait du président de la République

ByAdministrateur

Jan 5, 2023

BUJUMBURA, 4 jan (ABP) – Le président de la République M. Evariste Ndayishimiye a annoncé le 31 décembre 2022, lorsqu’il prononçait le discours quand il souhaitait ses meilleurs vœux à la population que le gouvernement du Burundi est à l’œuvre pour relever le niveau de vie de la population. Il a émis le souhait du gouvernement qui veut qu’en 2040 le Burundi sera un pays émergent où chaque burundais aura les moyens de son existence. Tandis qu’en 2060, le Burundi sera entièrement un pays développé. Pour y arriver, M. Ndayishimiye suggère un changement de comportement immédiat et en profondeur pour tout le monde.

Dans le même domaine économique, il a annoncé que toutes les entrées de fonds au pays seront réceptionnées par la banque centrale, ajoutant que le pays est engagé à recouvrer toutes les recettes aussi.

Pour rentabiliser la mise en application des projets financés par le gouvernement, M. Ndayishimiye a indiqué qu’une nouvelle approche de budgets programmes a été mise en place afin que l’argent du contribuable soit utilisé à bon escient.

Dans la même optique, M. Ndayishimiye a fait savoir que le gouvernement vient de promulguer une nouvelle cartographie territoriale et administrative en augmentant les zones et en diminuant les provinces, les communes, pour rapprocher le plus près possible les services administratifs à la population, afin que cette dernière continue à vaquer aux activités de développement.

Pour une bonne utilisation des fonds du pays, le président de la République a signalé que tous les services étatiques seront interconnectés. En ce sens, il a indiqué que fin 2023, ce projet d’interconnexion sera atteint. L’objectif, a-t-il dit, étant de connaitre ce qui aura été réalisé, mais également, de connaître ceux qui détournent les deniers publics et les oisifs.

Toujours en économie, le président Ndayishimiye a souligné que le gouvernement porte à cœur la facilitation des hommes et femmes d’affaires qui voudraient investir au Burundi. A ce propos, il a indiqué que la Banque centrale est à l’œuvre pour canaliser toutes les devises afin de les donner aux investisseurs et leur faciliter l’importation du matériel à l’étranger. Il a interpellé les banques qui collaborent avec la banque centrale de contribuer à la réussite de ce projet en mettant ces devises à la disposition de leurs clients, c’est-à-dire hommes et femmes d’affaires, la banque centrale ne gardant que son rôle de régulateur.

M. Ndayishimiye a également signalé que parmi les grands chantiers économiques, se trouve celui de l’assainissement en matière des changes. Un projet qui est en train d’être analysé en collaboration avec le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale et d’autres partenaires. Selon lui, des mesures vont être prises à l’endroit de ceux qui conservent des fonds chez eux que ce soit en monnaie nationale ou en devise, expliquant que cela perturbe le fonctionnement de la machine économique. Ils seront obligés à déposer ces fonds dans des institutions financières afin que ceux qui ont des projets les utilisent, a-t-il annoncé.

Le président de la République a interpellé les hommes et femmes d’affaires à prendre les devants dans le développement du pays, précisant que des opportunités sont innombrables que ce soit dans le domaine agricole ou l’exploitation minière. Un plan a été pensé afin que les entrepreneurs puissent travailler en collaboration avec les coopératives, le gouvernement ne gardant que le rôle de régulateur pour leur faciliter la tâche.

Au niveau du gouvernement, il a promis que tout sera fait pour offrir des facilités à chaque Burundais qui voudra initier un projet de développement du pays. M. Ndayishimiye a précisé que ces facilités vont concerner la construction des infrastructures routières et électriques et le soutien à ceux qui ont des moyens financiers limités. Il a demandé aux potentiels investisseurs de travailler dans la sérénité. Faisant remarquer que les oisifs ne sont pas les bienvenus dans notre pays. Le président de la République a en outre expliqué que personne ne peut dire qu’il n’a pas de travail, alors qu’il y a beaucoup à faire dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie, du tourisme et dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication.