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ABP - Agence Burundaise de Presse

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Les prix des produits vivriers ont fortement monté

ByAdministrateur

Avr 25, 2023

BURURI, 24 avr (ABP) – Les prix des denrées alimentaires sont en hausse sur le marché et dans les boutiques alimentaires, a-t-on constaté sur place.

Contrairement aux années antérieures, cette période devrait être à bon prix pour les consommateurs des produits vivriers car elle coïncide à la récolte de la saison A. Pour cette année, la récolte n’est pas bonne en province Bururi. Le prix des produits vivriers plus consommés par la population est très élevé.

A titre exemplatif, un kilo de haricot s’achète entre 3500 à 4000 fbu suivant la variété, le riz coûte 3800 à 4200 fbu, le maïs un kilo coûte 1900 fbu, un kilo de banane comme de la patate douce coûte 2000 fbu, un kilo de blé s’achète à 3500 fbu, un kilo de poireaux rouge où blanc coûte 2500 fbu et un litre d’huile de palme coûte 4000 fbu. Certaines des gens disent qu’ils ont abandonné la consommation du riz et haricot suite au manque du pouvoir d’achat alors que c’est la base de l’alimentation. Du côté des vendeurs, ils disent que les clients viennent à compte goute et travaillent à perte.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.