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ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Les personnes habitant près du glissement de terrain de Nyempundu demandent d’être installé ailleurs

ByAdministrateur

Juin 16, 2023

CIBITOKE, 14 juin (ABP) –  Le chef de colline,  Nyempundu, Samuel Minani, a indiqué mercredi, le 14 juin 2023, à l’ABP, que trois ans, après l’évènement malheureux de Nyempundu, qui a emporté la vie de 28 personnes, certains rescapés non délocalisés, réclament un autre site pour déplacés, suite aux éboulements observables près de leurs maisons.

Le même responsable plaide qu’il ait un centre de santé pour sa population qui avoisine 10.000 habitants. Il a signalé que pour certaines localités, il leur faut quatre ou cinq heures de marche, pour transporter un malade jusqu’au centre de santé de Nyamakarabo. Sa colline manque aussi d’école pour ses enfants, a-t-il ajouté. Il demande qu’une nouvelle école fondamentale construite par la population appuyée par la commune, ouvre ses portes en septembre prochain. Il a fait savoir que des élèves qui terminent la 9 ème année sont obligés d’aller poursuivre leurs études, loin de leurs familles.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.