• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Les policiers de la commune Mutambu manquent de logements

ByAdministrateur

Fév 23, 2024

BUJUMBURA, 19 fév (ABP) – L’administrateur de la commune Mutambu, Mme Lyduine Habonimana, a fait savoir mercredi dernier 14/02/2024, lors de la retraite organisée par le cabinet du gouverneur de Bujumbura (ouest du Burundi), que les policiers redéployés en commune Mutambu n’ont pas de bureau. Elle a donné l’exemple de 4 officiers de la Police judiciaire qui travaillent dans un même bureau exigu, ce qui est inconfortable et a des incidences sur les justiciables.

Le commissaire communal ne dispose pas de bureau, ajoute-t-elle, plaidant pour qu’ils aient des bureaux, à l’instar d’autres communes.

Cette information a été confirmée par le commissaire provincial de la police, le Col de police Edouard Mukoko. Ce dernier a fait savoir que le problème de logements se pose également en commune Mubimbi, précisant que la paroisse de l’église catholique leur a prêté des locaux pour le logement. Il exhorte les administrateurs communaux à aider dans le transfert des détenus dont les dossiers en instruction ont été terminés.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.