MUKAZA, 19 sept (ABP) – Le secrétaire permanent du ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Diomède Ndayirukiye a procédé jeudi le 18 septembre 2025, à l’inauguration de l’exposition photographique temporelle sur la biodiversité et les services écosystèmes du parc national de la Rusizi, avec l’appui du PNUD via le programme « Dukingire ibidukikije » financé par l’ambassade de Belgique et l’Union Européenne au Burundi.
Cette exposition a été organisée pour mettre en lumière la diversité exceptionnelle d’espèces animales et végétales abritées par le Parc national de la Rusizi situé à proximité de Bujumbura, le long de la rivière Rusizi.
Au cours d’une interview accordée à la presse, M. Ndayirukiye a fait savoir que cette exposition s’inscrit dans le cadre des efforts de valorisation du parc national de la Rusizi avec l’objectif de renforcer l’éducation environnementale, de sensibiliser le public et d’attirer davantage des touristes ou des chercheurs.

Selon lui, le gouvernement du Burundi s’est engagé en faveur de la conservation du Parc national de la Rusizi pour le bien-être de la génération actuelle et future. En plus, le gouvernement a lancé un programme de renforcement des infrastructures du parc dans le but d’améliorer la gestion du site et de mieux préserver sa biodiversité.
Il a ajouté que le Parc national de la Rusizi constitue un pilier important de la stratégie environnementale nationale contribuant de manière significative à la régulation du climat et à la purification des eaux de la rivière Rusizi.
Il a appelé toutes les parties prenantes dans la protection de l’environnement à unir leurs forces pour la conservation du parc. « Ensemble nous pouvons créer un modèle de conservation qui démontre le pouvoir de la gouvernance collaborative, la résilience des écosystèmes et la capacité des communautés à prospérer en harmonie avec la nature », a-t-il précisé.
Quant à la représentante résidente du PNUD Emma N’Gouan-Anoh, cette exposition s’inscrit dans la mise en œuvre du projet « Améliorer l’efficacité du système de gestion des aires protégées pour la conservation de la biodiversité au Burundi », pour un montant global de six millions de dollars. En plus, ce projet intervient dans les parcs nationaux de la Rusizi et de la Kibira avec l’objectif d’améliorer la conservation et la protection de la biodiversité et des services Eco systémiques rendus aux populations riveraines, ajoute-t-elle.
Elle a cité certains défis dont la pression démographique, la déforestation, le braconnage ainsi que les changements climatiques. Pour relever ces défis, a-t-elle martelé, chaque personne doit protéger le parc de la Rusizi car ce dernier est un symbole d’identité et de fierté pour le Burundi aussi sa protection est l’affaire de tous. Il est à signaler que des photos de la faune et flore ornent la clôture de l’école française de Bujumbura sise en commune Mukaza, zone Rohero

