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Le Burundi s’engage dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique

ByAdministrateur

Oct 1, 2025
Le Directeur général de l’environnement, des ressources en eau et de l’assainissement

MUKAZA, 26 sept (ABP) – Les représentants du ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, ceux de la société civile et des communautés de base se sont réunis jeudi le 25 septembre 2025, à Bujumbura pour valider le plan d’action national pour la mise en œuvre de la déclaration ministérielle de Kampala sur la migration, l’environnement et le changement climatique (KDMECC).

Dans son mot liminaire, Christian Nimubona, Directeur général de l’environnement, des ressources en eau et de l’assainissement a rappelé que la déclaration ministérielle de Kampala a été élaborée en 2022.

Cela faisait suite à un constat partagé par plusieurs pays africains : les changements climatiques provoquent de plus en plus de déplacements de populations, souvent exposées à des catastrophes naturelles récurrentes. Le Burundi n’est pas épargné par ce phénomène. Il a fait savoir que des événements majeurs tels que les inondations de Gatumba et les crues du lac Tanganyika ont profondément affecté les populations riveraines, illustrant l’urgence d’une réponse coordonnée.

Photo de famille des participants

De ce fait, les pays africains se sont engagés à travers 12 engagements de la déclaration de Kampala. Ces engagements se regroupent en quatre parties principales à savoir l’inclusion sociale et les moyens de subsistance humains, le financement et investissement, les activités stratégiques et réglementaires ainsi que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. « Ces engagements sont aussi orientés vers la prévention, la gestion et la réponse à la problématique de mobilité humaine liée au changement climatique », a déclaré Christian Nimubona.

Lors des échanges, les participants ont insisté sur le renforcement significatif des capacités de prévention, de mitigation, de préparation, d’intervention et de coordination pour que le Burundi reduise son exposition aux catastrophes susceptibles de provoquer des déplacements de population. Le système d’alerte précoce et les infrastructures résilientes aux aléas sont aussi renforcés, ont-ils ajouté.

D’autre part, Hugo Brandam qui a représenté l’OIM a fait savoir que suite aux effets néfastes liés aux changements climatiques, plusieurs déplacés ont été enregistrés. Les données montrent 201 396 personnes déplacées internes entre 2018 et 2025 en raison de catastrophes et 1 103 773 personnes affectées par les effets de ce changement  sur la même période. A cet effet, l’OIM continuera à intensifier ses efforts pour la mobilité et la stratégie résiliente pour aider le gouvernement dans sa lutte contre les risques climatiques, a signalé Hugo Brandam.