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L’insécurité alimentaire, un défi majeur pour la croissance des enfants

ByAdministrateur

Oct 1, 2025
De gauche à droite : Dr Jean claude Nkurunziza, Dr Brigitte Ndelema et Sanctus Niragira

MUKAZA, 30 sept (ABP) – L’insécurité alimentaire au Burundi entraîne un retard de croissance chez les enfants, affectant particulièrement leur développement physique, et peut même provoquer la mortalité infantile.

Ce constat a été partagé le vendredi 26 septembre 2025, par Sanctus Niragira, enseignant en agronomie, lors de sa présentation sur les défis de la sécurité alimentaire.

Selon M. Niragira, 42% de la population burundaise souffre d’insécurité alimentaire. Il a rappelé que les piliers de la sécurité alimentaire sont la disponibilité et l’accessibilité des aliments, l’utilisation adéquate ainsi que la stabilité des approvisionnements.

Les principaux défis liés à cette insécurité résident, selon lui, dans le manque d’accès à des terres fertiles et riches en nutriments, nécessaires à une production accrue, et dans le faible pouvoir d’achat. Il a également souligné le déficit en semences sélectionnées. De plus, le professeur Niragira a insisté sur le problème de la salubrité, qui contribue à la malnutrition chronique.

En réponse à une question des participants sur la contribution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la lutte contre la malnutrition sévère au Burundi, Dr Brigitte Ndelema a expliqué que l’OMS a pour objectif d’intégrer la nutrition dans les soins de santé primaires. Selon elle, la malnutrition chronique peut être classée en deux catégories : d’une part, l’excès de nourriture par rapport aux besoins nécessaires à la santé humaine, causant l’obésité et le surpoids ; et d’autre part, la carence ou la sous-nutrition.

Quant au Docteur Jean Claude Nkurunziza, enseignant-chercheur à l’Université du Burundi (UB) au sein de la Faculté de Médecine, sa contribution a été axée sur la nécessité d’améliorer un régime alimentaire équilibré et sain pour préserver la santé. Il a également souligné que l’éducation nutritionnelle devrait débuter dès l’âge primaire et accorder une plus grande responsabilité à la femme dans les ménages. Il a mis en avant la santé de la mère et de l’enfant dès la conception de la grossesse comme un levier essentiel pour combattre cette malnutrition.

Le vice-Recteur de l’UB, Emery Nukuri, a exprimé sa profonde gratitude envers les partenaires habituels tels que l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES), le Centre d’Excellence régional en sciences de la nutrition (EANSI), la Direction du développement et de la coopération (DDC), et l’OMS. Il a salué leur soutien constant qui permet à l’Université du Burundi d’accomplir sa vision 2040-2060