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Des pratiques modernes de plantation du manioc peu adoptées, mais aux résultats prometteurs

ByAdministrateur

Avr 13, 2026
Vue d'une bouture de manioc doux portant des tubercules avant son arrachage

BUBANZA, 10 avr (ABP) – « Grâce à l’utilisation des pratiques modernes de plantation des boutures de manioc, la production est de loin supérieure à celle obtenue avec les pratiques traditionnelles couramment utilisées », a indiqué, le jeudi 9 avril 2026, à l’ABP, Jean Claude Ndayishimiye. Ce jeune agriculteur a été rencontré dans son champ de manioc doux à Musigati, alors qu’il procédait à une récolte sur commande de ses clients.

Selon ce jeune agriculteur, certaines personnes estiment que ces pratiques sont difficiles, alors qu’elles ont pourtant bénéficié d’une formation dispensée par l’Appui au développement intégral et à la solidarité sur les collines (ADISCO). D’autres les ont essayées une seule fois, avant de les abandonner, sous prétexte qu’elles nécessitent une longue période avant la récolte, a-t-il révélé.

« Même si je n’ai pas bénéficié de cette formation, je me suis intéressé à ces pratiques et j’ai cherché des informations ici et là en vue d’être en mesure de les appliquer dans mon champ. La première fois, je les ai expérimentées sur les boutures de manioc amer, et la production a été satisfaisante. La deuxième fois, je les ai appliquées à des boutures de manioc doux, et les résultats sont prometteurs », a-t-il assuré, indiquant qu’il allait désormais appliquer ces pratiques sur un champ plus vaste.

Il a toutefois souligné qu’avec ces techniques modernes, il est possible d’obtenir une production plus importante avec peu de boutures, contrairement aux méthodes traditionnelles qui exigent une grande quantité de boutures pour une production moyenne. « J’ai déjà récolté 35 tubercules de manioc à partir d’une seule bouture, ce qui n’est pas le cas avec les méthodes traditionnelles de plantation », a-t-il indiqué.

Ndayishimiye a révélé que, pour obtenir un bon rendement, la période de récolte varie entre 18 mois et 2 ans, soulignant que « la patience est amère mais son fruit est délicieux ».

« On creuse d’abord un trou d’un mètre de profondeur et de 60 cm de côté. On y met des herbes, de la terre ainsi que de la fumure, disposées en couches successives. Au centre de ce trou, on plante ensuite une bouture de 45 cm, en veillant à ce que ses nœuds ne soient pas blessés. D’une bouture à l’autre, on laisse un espace de deux mètres. Les boutures sont plantées en ligne. D’une ligne à l’autre, on laisse également un espace de deux mètres », a-t-il expliqué.

Le jeune agriculteur a, par ailleurs, indiqué à l’ABP qu’avec ces pratiques modernes de plantation des boutures de manioc doux, il parvient à nourrir la famille, à fournir une certaine quantité aux personnes qui souhaitent consommer le manioc cru ou le consommer après cuisson, ainsi qu’à gagner de l’argent pour acheter d’autres produits de nécessité.

Il a, à toutes fins utiles, assuré qu’il est prêt à partager avec ceux qui le souhaitent les connaissances déjà acquises sur les pratiques modernes de plantation du manioc doux et amer, en vue de favoriser leur propre développement.