NTAHANGWA, 22 mai (ABP) – Le premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a reçu en audience, jeudi le 21 mai 2026 une délégation du groupe de la Banque Mondiale conduite par la directrice du programme « Fragilité », axé notamment sur les questions de violence et de conflits.
Après l’audience, le chef du bureau chargé de la communication à la primature, Joseph Manirafasha a fait savoir que les échanges ont porté sur l’évaluation de la première phase du programme « Prévention et Résilience » ainsi que sur les perspectives d’une deuxième phase au Burundi.
Cette délégation est venue également échanger avec le chef du gouvernement burundais sur la « fenêtre d’allocation pour la prévention et la résilience », un mécanisme auquel le Burundi est devenu éligible en mai 2023.
Le chef du bureau chargé de la communication à la primature a précisé que ce programme arrive actuellement au terme de sa première phase, et que les discussions en cours visent à préparer le lancement d’une deuxième phase. La mission de la délégation consiste notamment à évaluer avec le gouvernement burundais à travers le bureau du premier ministre, les résultats déjà enregistrés dans le cadre de ce programme.
D’après Manirafasha, la Banque Mondiale a exprimé sa satisfaction quant aux avancées réalisées par le Burundi, indiquant que le pays a progressé sur 9 des 11 axes stratégiques prévus dans le programme. Ces résultats pourraient ainsi favoriser l’éligibilité du Burundi à une nouvelle phase de financement et d’accompagnement, a-il-indiqué.
Au cours des échanges, la délégation du groupe de la Banque Mondiale a également souhaité connaître les priorités actuelles du Burundi afin d’aligner ses futures interventions sur les orientations du gouvernement.
Le premier ministre a, à cet effet, présenté les grandes priorités nationales articulées autour de la vision du Burundi : un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060. Il a également évoqué les réformes en cours, notamment celles liées aux Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA), ainsi qu’aux processus de décentralisation et de déconcentration administrative.
La délégation du groupe de la Banque Mondiale a salué les orientations présentées par le chef du gouvernement et s’est engagée à élaborer, dans un délai court, un document de propositions détaillant les futures interventions envisagées par l’institution. Ce document sera ensuite soumis au bureau du premier ministre pour validation.

