CIBITOKE, 24 juin (ABP) – L’administration communale de Cibitoke, en province Bujumbura, en collaboration avec le programme de SOS Villages d’enfants de Cibitoke a organisé le 19 juin 2026, un atelier de renforcement des mécanismes communautaires de protection de l’enfance et vulgarisation des lignes directrices des Nations Unies sur la prise en charge de remplacement auprès des partenaires.
Cet atelier visait à consolider le système local de protection de l’enfant et à renforcer l’environnement protecteur où chaque enfant bénéficie pleinement de ses droits, de sa sécurité et de son développement harmonieux, au sein de sa famille et de sa communauté, a-t-on appris sur place. Certains défis persistent à Cibitoke en matière de protection de l’enfance malgré la décision du gouvernement d’éducation gratuite à l’ECOFO et de gratuité de soins aux moins de 5 ans. Il s’agit notamment du phénomène d’abandon scolaire, pour exploitation des minerais, pour travail de mineur, grossesses non désirées, mariages précoces, enfants de la rue, et d’autres.
A titre d’exemple, selon le directeur communal de l’éducation à Cibitoke, Jérémie Sibomana, 1688 enfants dont 738 filles, équivalent à 2,4 %, ont abandonné l’école au premier trimestre de l’année scolaire 2025-2026, tandis que 68 élèves dont 26 filles, équivalent à 1,43%, ont déserté l’école au premier trimestre.
Au second trimestre, le taux d’abandon à l’ECOFO a été de 2,95%, c’est à dire 2016 cas d’abandon constitués de 923 filles, et au post fondamental, 150 élèves constituant un taux de 3,17%, ont quitté sans retour l’école dont 54 filles, selon la même source. Ainsi, les défis majeurs liés à la protection de l’enfance en commune Cibitoke ont été identifiés et analysés, pour un plan d’action concerté visant à renforcer les mécanismes communautaires.
Concernant l’abandon scolaire et les grossesses non désirées, les participants ont recommandé la redynamisation des comités de protection de l’enfant (CPE) sur les collines, et l’implication de tous les intervenants, l’administration en premier, pour que chaque tentative d’abandon soit repérée à temps, et que l’enfant retourne à l’école. Quant au phénomène des enfants de la rue à Cibitoke, SOS Villages d’enfants de Cibitoke a un projet de les récupérer prochainement, selon une source bien informée.

