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Certaines sociétés coopératives ont enregistré des résultats négatifs

ByAdministrateur

Mar 3, 2023

BUJUMBURA, 22 fév (ABP) – Les députés de la chambre basse du parlement se sont réunis  mardi le 22 février 2023, en une séance plénière pour analyser le rapport  réalisé par la commission permanente des comptes publics et des finances, des affaires économiques et de la planification, concernant la  descente des députés pour l’évaluation de l’adéquation des projets des coopératives collinaires par rapport à ceux inscrits dans les plans communaux de développement communautaire (PCDC) .

Le président de la commission permanente des comptes publics et des finances, des affaires économiques et de la planification à l’Assemblée nationale M. Nestor Ntahontuye qui a présenté le rapport, a fait savoir que les PCDC sont mis en œuvre par les sociétés coopératives collinaires d’une part, par les partenaires, le secteur privé et les ministères sectoriels d’autre part. Il a ensuite précisé que les projets réalisés par les sociétés coopératives sont principalement du domaine agricole et élevage, selon l’orientation du gouvernement.

La réalité sur terrain est que certaines sociétés coopératives ont enregistré des résultats positifs (dans 14/18 provinces) et d’autres des résultats négatifs, a-t-il signalé. Il a ajouté que cela résulte du fait que le premier financement de l’Etat s’est heurté aux difficultés de leadership dans la gestion et la mise en œuvre des projets. M. Ntahontuye a également précisé que l’appui technique et financier, ainsi que l’encadrement des sociétés coopératives sont effectués par les institutions étatiques à savoir la direction générale en charge de décentralisation et du développement local, l’ANACOOP, le FONIC et les institutions financières dont la BIJE et la BIDF, ainsi que les programmes d’appuis aux groupements coopératifs comme le PAEEJ.

Selon M. Ntahontuye, ces institutions chargées d’encadrement et d’appui technique ne sont pas décentralisées dans les provinces et communes pour un encadrement de proximité. Les sociétés coopératives manquent aussi d’expertises pour l’élaboration et la mise en œuvre des projets, a-t-il souligné tout en proposant que l’affectation d’une équipe d’experts dans ce domaine s’avère nécessaire pour le développement communautaire.

Le président de la commission susmentionnée n’a pas manqué de signaler que dans la plupart des provinces, les leaders administratifs et les intellectuels ne sont pas impliqués d’une manière efficace dans le mouvement des sociétés coopératives au niveau des collines.

Au regard des projets réalisés par les sociétés coopératives, ils sont adéquats avec ceux qui se trouvent dans les PCDC. Toutefois, leur contribution reste minime en termes de nombre de projet réalisés et du budget. Une faible diversification des projets pour couvrir différents axes des PCDC se manifeste.

Suite à ces défis relevés, la commission a formulée certaines recommandations à l’endroit du gouvernement. Il s’agit de mettre dans les communes une unité qui s’occupe de l’encadrement des coopératives et qui a un contrat et une logistique appropriée, de contraindre les leaders de l’administration et les natifs intellectuels à adhérer dans les sociétés coopératives collinaires et assurer un encadrement de proximité, de regrouper les ménages dans les villages pour libérer les terres cultivables afin de promouvoir une culture extensive et des agropoles modèles dans chaque province, de mettre à la disposition des coopératives les terres domaniales non exploitées, d’affecter les vétérinaires sur les postes frontaliers et autres.

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