• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Curage des courbes de niveau et pompage des punaises de caféirs sur la colline Kabuye de la commune Mbuye

ByAdministrateur

Déc 21, 2023

MURAMVYA, 18 déc (ABP) – Le gouverneur de la province Muramvya (centre-ouest du Burundi), M. Euphrem Ndikumasabo, a participé samedi le 16 décembre dans des travaux communautaires organisés à la colline Kabuye, en zone Gasura de la commune Mbuye.

Il a appelé la population de la place à s’atteler à la plantation et à l’entretien des champs de caféiers pour augmenter la production du café, qui est une source de devises utilisées dans le développement du pays.

La population devra également tracer les courbes de niveau et s’assurer de leur curage. Le gouverneur de la province Muramvya l’a dit après les travaux communautaires liés au curage des courbes de niveau dans les champs de caféiers appartenant à l’Etat et ceux de maïs appartenant aux coopératives et à la commune Mbuye se trouvant tous sur environ 6 hectares, au niveau de la colline Kabuye.

Les agriculteurs ont été sensibilisés à creuser des fosses antiérosives en vue d’atteindre l’objectif du gouvernement visant à rendre propre les rivières suite à la politique de la protection effective de l’environnement. Ils sont interpellés à utiliser correctement les fertilisants et les produits phyto-sanitaires subventionnés par le gouvernement pour que la production augmente et pour que chaque bouche puisse avoir de quoi manger et chaque poche  de l’argent.

S’agissant de la culture des caféiers, le directeur du Bureau provincial ayant l’Agriculture dans ses attributions, M. Ali Kassim, et le gouverneur Ndikumasabo ont tous insisté sur la plantation d’un bon nombre de plants, le paillage, la surveillance et le pompage des punaises du café « ibifushi » dans le but d’accroître la production qui serait la source des devises utilisées pour le développement du pays.

Le gouverneur de la province Muramvya a saisi cette occasion pour souhaiter à la population de la zone Gasura les bonnes fêtes de Noël et de Nouvel an 2024, tout en les invitant à sauvegarder la paix et la sécurité. Notons que ces travaux communautaires ont vu la participation des chefs de services provinciaux, dont les chargés de la sécurité et le procureur de la République dans cette province.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.