MUKAZA, 19 sept (ABP) – « Tout service de l’Etat, gestionnaire des fonds publics, est tenu d’exiger à son fournisseur, lors de l’achat des biens et services, une facture émise par une machine à facturation électronique agréée par l’OBR ». Cela a été annoncé ce jeudi 18 septembre 2025, par le porte- parole de l’OBR Stany Ngendakumana lors des échanges avec les responsables des différents secteurs publics du ressort de la province Bujumbura.
Dans son allocution, il a indiqué que le but ultime de ces échanges était de contraindre les fournisseurs et les gens opérant dans l’informel à exercer le commerce transparent. Car ces derniers, dans le temps, peuvent décrocher de tels avantages d’attribution des marchés alors qu’ils ne s’acquittent pas de leurs impôts et taxes », précise Stany Ngendakumana.
Il a demandé aux responsables des administrations publiques d’apporter leur concours tout en répondant que chaque bien acheté sans facture établie est confisqué par l’administration fiscale et, est remis moyennant le paiement par l’acheteur d’une amende de 20% du prix d’achat.
Ngendakumana a précisé que le prestataire de services ou le vendeur qui n’a pas un chiffre d’affaires de plus de 25 millions par an, n’est pas tenu d’utiliser la facturation électronique. Mais qu’il devrait prélever 20% du montant de la facture versé au trésor public et payer le reste au prestataire du bien et de service. Parmi les questions soulevées par les participants figurent les factures qui datent du 1er juillet 2025, c’est-à-dire dès le début de l’exercice budgétaire. Ngendakumana a fait savoir qu’on va exiger à ce que les fournisseurs puissent changer la facture et amener la facture issue de la machine à facturation électronique.
Pour des interventions des cadres de tous les secteurs de la vie publique issus de la province de Bujumbura, il s’agit de solliciter la multiplication des séances d’échanges de la part de l’OBR pour être à la hauteur de toutes ces exigences sur le fisc. Ils ne nient pas que la loi budgétaire contienne certaines lois fiscales qu’ils ne maîtrisent pas. Sur ces doléances exprimées, Stany Ngendakumana a promis que l’OBR ne ménagera aucun effort dans leur encadrement.

