MUKAZA ,1er oct (ABP) – L’assistant du ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Léonard Butoyi a procédé mardi le 30 septembre 2025, à l’ouverture des activités de la célébration de la journée internationale de la protection de la couche d’ozone.
Les cérémonies marquant l’édition 2025 se sont déroulées dans les enceintes du Centre de formation professionnelle (CFPPA), sous le thème « De la science à l’action global ».
Dans son discours, Butoyi a, d’abord rappelé que le Burundi a multiplié les initiatives pour préserver la couche d’ozone. Il s’agit notamment des campagnes de sensibilisation à l’endroit des professionnels travaillant dans le secteur du froid (réfrigérateurs, climatisation), la promotion des technologies écologiques, la lutte contre les gaz à effet de serre et les incendies, ainsi que des campagnes de reboisement.

Il a également souligné la mise en place d’un comité national chargé de la mise en œuvre des actions de protection. Ce comité a permis de renforcer les capacités des techniciens, notamment au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement (CFPP) de Nyakabiga, où de nombreux élèves sont désormais formés à des techniques respectueuses de l’environnement.
Malgré ces efforts, l’assistant du ministre a identifié l’absence d’établissements spécialisés dans la formation de techniciens du froid comme l’un des défis majeurs. Il a ainsi lancé un appel aux investisseurs et aux partenaires éducatifs pour la création d’écoles techniques dédiées à ce domaine.
Sylvestre Manirakiza, expert en technologies de protection de la couche d’ozone, a souligné dans son exposé que la couche d’ozone est un bien commun de l’humanité. Détectée comme en danger dès les années 1970, sa détérioration a entraîné des perturbations climatiques, la dégradation des écosystèmes marins, et l’apparition de maladies comme les cancers de la peau ou les affections oculaires.
Face à cette menace, il a rappelé que 197 pays ont signé la Convention de Vienne, suivie du Protocole de Montréal en 1987. Le Burundi y a adhéré en 1997 et a commencé à mettre en œuvre ses engagements en 2002.
L’expert a annoncé que grâce à l’engagement international, des progrès notables ont été réalisés et la couche a entamé un processus de reconstitution. Les scientifiques estiment qu’en poursuivant les efforts, son état pourrait revenir à celui des années 1930 à l’horizon 2060.
Cependant, il a signalé que les gaz de remplacement utilisés dans les systèmes de réfrigération modernes contribuent eux aussi au réchauffement climatique. C’est la raison pour laquelle l’Amendement de Kigali, adopté en 2016, vise à corriger ces effets secondaires. Le Burundi, comme d’autres nations, s’efforce d’appliquer ces nouvelles directives.

