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Le ministre de la Justice à l’écoute des citoyens

ByAdministrateur

Mar 24, 2026
Le ministre en charge de la justice, Alfred Ahigejeje

MUYINGA, 19 mar. (ABP) – Le ministre de la Justice, des Droits de la personne humaine et du genre, Alfred Ahingejeje, s’est rendu le mercredi 18 mars dans la commune de Muyinga, en province de Buhumuza, afin de s’enquérir des problèmes liés à la justice et d’envisager des solutions aux difficultés rencontrées, a constaté l’ABP sur place.

Parmi les priorités du ministère figure, selon le ministre Ahingejeje, la garantie d’un traitement équitable de chaque citoyen, sans favoritisme.

Ahingejeje a fait savoir que plus de 6 000 dossiers ont déjà été transmis au ministère pour vérification de leur conformité à la loi. Il s’agit principalement de litiges fonciers et de conflits familiaux. Le ministre Ahingejeje a déploré le fait que certains jugements soient rendus sans être exécutés.

Il a critiqué, d’une part, les citoyens qui refusent d’accepter les décisions de la justice et, d’autre part, les magistrats qui ralentissent les procédures, retardant ainsi le règlement des affaires. Il a par ailleurs souligné que sa démarche de proximité vise à améliorer l’accès à la justice, afin que chaque citoyen puisse être traité de manière équitable.

Le ministre en charge de la justice a exhorté les responsables des tribunaux et des parquets à redoubler d’efforts pour rendre justice dans les meilleurs délais, sans imposer des démarches inutiles aux justiciables. C’est ainsi que le ministre, lui-même, en collaboration avec ses conseillers, a procédé à l’écoute des doléances des citoyens, auxquelles il a fourni des solutions appropriées.

      Vue partielle des participants

De son côté, Rehema Mugeni, conseillère du gouverneur de la province de Buhumuza, chargé des questions politiques et juridiques, a indiqué que la lenteur dans le traitement de certains dossiers s’explique souvent par le refus des parties perdantes d’accepter les décisions rendues. Elle a également évoqué le manque de magistrats comme facteur aggravant, appelant le ministre à prendre des mesures appropriées pour améliorer le fonctionnement du système judiciaire.

Pour sa part, Mme Daphrose Buganyira, présidente de la Cour d’appel de Ngozi, a fait savoir que l’ancienne province de Muyinga enregistrait moins de dossiers comparativement aux provinces de Kayanza, Ngozi et Kirundo, avec lesquelles elle partage la même circonscription. Elle a salué la nouvelle organisation du ministère consistant à implanter des tribunaux dans toutes les zones du pays, exprimant l’espoir que les conflits seront désormais réglés plus rapidement et efficacement, au bénéfice des citoyens.

Signalons que cette rencontre a réuni des citoyens confrontés à des litiges judiciaires, venus notamment des communes de Butihinda et Muyinga et le ministère poursuit cette descente dans les autres provinces.

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