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Grenier de l'information au Burundi

Renforcement des capacités sur le système MRV/MNV et le suivi de la CDN

ByAdministrateur

Mar 27, 2026
La directrice administrative et financière de l’OBPE, Dancile Citegetse

MUKAZA, 18 mars (ABP) – L’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE) a ouvert, mardi le 17 mars 2026, un atelier de quatre jours, consacré au rôle stratégique du système de Mesure, rapportage et vérification (MRV/MNV) ainsi qu’au mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), à l’intention des cadres des ministères, des autorités locales et des autres parties prenantes.

Dans son allocution, la directrice administrative et financière de l’OBPE, Dancile Citegetse, a indiqué que cet atelier vise à informer, sensibiliser et renforcer les capacités des participants sur l’importance du MRV/MNV et du mécanisme national de suivi de la CDN. Elle a précisé que cette rencontre permettra également de clarifier l’architecture institutionnelle et les responsabilités sectorielles, de promouvoir la coordination interinstitutionnelle ainsi que la redevabilité, et de favoriser l’intégration des priorités climatiques dans les politiques publiques, les plans de développement et les budgets nationaux.

Selon Mme Citegetse, le Burundi, à travers sa CDN, s’est engagé à contribuer activement aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques en mettant en œuvre des mesures concrètes d’atténuation et d’adaptation. Elle a souligné que la mise à jour récente de cette contribution traduit la volonté du gouvernement de renforcer les actions déjà entreprises et d’améliorer la coordination des interventions dans tous les secteurs stratégiques, en vue d’assurer l’efficacité et la durabilité des résultats.

Elle a toutefois fait remarquer que la crédibilité de ces engagements repose sur l’existence d’un système robuste de suivi, de mesure et de rapportage, capable d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les insuffisances et d’orienter les décisions politiques et techniques.

C’est dans ce cadre que le projet CBIT Burundi a été mis en place. Ce projet a pour objectif de renforcer les capacités nationales pour la mise en œuvre du cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris, notamment à travers la production et la gestion de données fiables ainsi que le renforcement de la coordination interinstitutionnelle autour de la CDN.

Mme Citegetse a, en outre, insisté sur le fait que la mise en place d’un système MRV/MNV efficace nécessite l’implication active de tous les acteurs institutionnels. Elle a précisé que les données indispensables proviennent de plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’énergie, la foresterie, les transports, la gestion de l’eau et l’aménagement du territoire. Elle a conclu en appelant chaque ministère et institution à jouer pleinement leur rôle dans la production, la validation et le partage des données, afin de garantir la transparence et l’efficacité dans la mise en œuvre des engagements climatiques du Burundi.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.