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Présentation du DPBEP 2026-2029 et le CDMT central

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Avr 22, 2026
Le ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique

NTAHANGWA, 18 avr (ABP) – Le ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Alain Ndikumana, a présenté, le vendredi 10 avril 2026, devant les députés réunis en séance plénière à l’hémicycle de Kigobe, le Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) comportant les priorités stratégiques ainsi que le Cadre des Dépenses à Moyen Terme Central (CDMT central) pour la période 2026/2027–2028/2029.

Dans son exposé, le ministre Ndikumana a indiqué que la redynamisation des processus de pluri annualité budgétaire permet une meilleure coordination de la préparation du cadre financier pluriannuel. Cette approche conduit à l’élaboration d’un document unique, le DPBEP, qui combine les Cadres Budgétaires à Moyen Terme (CBMT) et le CDMT central, tout en ancrant la gestion budgétaire dans une perspective pluriannuelle.

Il a souligné que cette modernisation des finances publiques vise notamment l’amélioration de la qualité des prévisions macroéconomiques et budgétaires, à travers le renforcement des concertations techniques sur la validation de l’enveloppe des ressources, devant alimenter le CBMT et le Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) prévisionnel. Elle permet également de renforcer le lien entre les processus de planification macroéconomique et budgétaire.

Le ministre Ndikumana a également révélé que cette réforme contribue à l’amélioration du processus de préparation budgétaire, en assurant une meilleure harmonisation et coordination de pilotage des instruments que sont le CBMT, le CDMT central et les CDMT sectoriels.

S’agissant des orientations prioritaires de la politique budgétaire, il a indiqué que le gouvernement entend soutenir la croissance économique à travers le développement des secteurs porteurs, notamment l’agriculture, l’industrie et les infrastructures, en vue d’améliorer le bien-être de la population.

Il a toutefois reconnu les défis liés à la qualité de la dépense publique et à l’efficacité de la gestion des finances publiques.

Dans cette optique, M. Ndikumana a précisé que le processus budgétaire est conduit dans un cadre participatif, mettant l’accent sur un meilleur choix des actions publiques et une allocation plus efficiente des ressources aux niveaux central et sectoriel. Il a ajouté que l’allocation budgétaire repose sur les critères de répartition des ressources et de détermination des marges de manœuvre, ainsi que sur la fixation des enveloppes ministérielles.

Vue partielle des députés

Concernant la détermination des enveloppes budgétaires, Ndikumana a expliqué qu’elle se fait en cohérence avec les priorités du gouvernement inscrites dans la vision « Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 », ainsi que dans le Plan National de Développement (PND) révisé 2018-2027. Elle prend également en compte les actions prioritaires des ministères et institutions, déclinées en catégories de dépenses, notamment les dépenses du personnel, de biens et services, de transferts courants et d’investissements.

Le ministre Ndikumana a précisé que les dépenses du personnel évoluent en tenant compte des mécanismes automatiques liés aux carrières, sans inclure de mesures générales de revalorisation salariale, sauf la décision spécifique. Il a également évoqué la prise en compte des départs à la retraite, des recrutements et des avancements administratifs, y compris dans les forces de défense et de sécurité.

Il a en outre indiqué que les dépenses de biens et services sont projetées sur la base des dépenses effectivement exécutées, en excluant les dépenses exceptionnelles, tandis que les transferts tiennent compte de l’évolution des bénéficiaires et des engagements existants.

Quant aux dépenses d’investissement, elles concernent uniquement les projets en cours ou fermement décidés, avec une tendance à la baisse progressive au fur et à mesure de leur achèvement, afin de dégager des marges pour de nouveaux projets.

Abordant le cadre global du budget 2025-2026, le ministre ayant les finances dans ses attributions a rappelé que le budget général de l’État est fixé à 5.258,6 milliards FBu, avec un déficit de 436,9 milliards BIF financé principalement par des ressources internes et externes. Il a précisé que la budgétisation sensible au genre demeure intégrée de manière progressive dans les politiques publiques, malgré une allocation encore limitée estimée à 2,9 % du budget.

Ndikumana a également souligné les efforts du gouvernement en matière de modernisation des finances publiques, notamment à travers le DPBEP, qui permet de renforcer la discipline budgétaire, la planification pluriannuelle et l’efficacité des dépenses publiques.

Enfin, il a insisté sur le fait que ce cadre de programmation budgétaire constitue un outil essentiel pour assurer la cohérence entre les objectifs de développement, les ressources disponibles et les priorités nationales, en vue de soutenir la transformation économique du Burundi.