MUKAZA, 28 mai (ABP) – Une délégation de l’ambassade de Chine au Burundi, conduite par l’ambassadeur Zhu Kewei, a effectué, le jeudi 28 mai 2026, une visite au siège de l’Agence burundaise de presse (ABP) afin d’échanger avec les responsables de cette institution médiatique sur les moyens de renforcer leur collaboration pour mieux faire connaître la Chine au public burundais et contribuer efficacement au renforcement des liens d’amitié entre la Chine et le Burundi.
Il sied de signaler qui, un don de matériel de travail composé de quatre imprimantes HP, d’un appareil caméra 750D, d’un ordinateur portable, de trois téléphones portables ainsi que d’un routeur, a été octroyé à l’ABP par l’ambassadeur de Chine au Burundi, Zhu Kewei. « Je pense que ce soutien matériel, modeste soit-il, vous sera utile à l’exercice de votre métier de journaliste », a-t-elle ajouté.
Au cours des échanges, l’ambassadeur Zhu a souligné l’importance du rôle des médias dans le renforcement des liens d’amitié entre les peuples chinois et burundais. Elle a indiqué que l’ambassade et l’ABP ont un rôle commun à jouer pour mieux faire connaître la Chine au public burundais à travers des informations fiables et objectives. La diplomate chinoise a par ailleurs indiqué que, dans le contexte actuel marqué par le développement de la presse en ligne, les sources d’information sont de plus en plus diversifiées. Elle a toutefois déploré que les pays en développement, notamment la Chine, le Burundi et d’autres pays africains, fassent souvent l’objet de traitements médiatiques entachés d’inexactitudes ou ne reposant pas toujours sur des faits vérifiés.

Mme Zhu a estimé qu’il est nécessaire de relayer une information basée sur la vraie Chine, tout en insistant sur le fait que la coopération sino-burundaise ne vise pas à imposer un modèle, mais à accompagner le Burundi dans le renforcement de ses capacités afin de choisir, en toute indépendance, une voie adaptée à ses réalités. « Je pense que les expériences chinoises peuvent être utiles au peuple burundais dans le développement du pays. La Chine est un pays ami, un pays partenaire du Burundi », a-t-elle souligné.
L’ambassadeur de Chine au Burundi a indiqué qu’au-delà du premier volet relatif à la coopération médiatique, un autre axe important concerne les projets de coopération menés par la Chine au Burundi. Elle a, entre autres, cité la culture du riz et l’Institut Confucius. Parmi ces projets figure notamment la réhabilitation de l’aéroport international Melchior Ndadaye, actuellement assurée par une entreprise chinoise. Elle a également évoqué l’envoi récent d’une équipe médicale chinoise au Burundi, ayant réalisé des opérations chirurgicales gratuites, notamment pour des patients atteints de cataracte à l’hôpital Prince-Régent-Charles.
Selon elle, ces différentes réalisations témoignent de la richesse de la coopération sino-burundaise. Elle a, à cet effet, proposé de renforcer la production d’articles sur ces différents projets de coopération. Elle a en outre encouragé le développement des échanges d’informations avec l’agence de presse chinoise (Xinhua News Agency), afin de permettre également de mieux faire connaître le Burundi au public chinois.
La diplomate Zhu a profité de l’occasion pour rappeler que la politique douanière préférentielle mise en place par la Chine en faveur des pays africains, notamment le tarif douanier zéro, offre de nouvelles opportunités d’échanges commerciaux. Elle a cité l’exemple du café burundais, désormais exporté directement vers la Chine et très apprécié par les consommateurs chinois. Elle a toutefois relevé qu’avant l’ouverture de ce marché, les produits locaux burundais étaient peu connus du public chinois. Elle a estimé que le Burundi dispose encore d’un important potentiel à exploiter pour mieux faire connaître ses produits et son image auprès du public chinois, soulignant également le rôle que peut jouer l’ABP dans ce processus de visibilité.
La diplomate a également évoqué la notion de synergie de vision entre la Chine et le Burundi, rappelant que les deux pays disposent chacun de plans de développement à long terme, à savoir le plan quinquennal de développement économique pour la Chine et la Vision nationale Burundi 2040-2060. Selon elle, cette convergence peut permettre d’identifier des points communs et des expériences mutuellement bénéfiques. Elle a souligné que les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans ce cadre, notamment pour favoriser la réflexion et l’échange d’expériences entre les deux pays.
L’ambassadeur de Chine au Burundi a, par ailleurs, rappelé l’importance que la Chine accorde au principe d’une seule Chine, tout en soulignant que certains principes d’indépendance et de non-ingérence sont également partagés par les deux pays. Elle a estimé que ces convergences peuvent contribuer à renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et burundais.
Elle a enfin précisé que toute demande d’appui ou d’informations complémentaires dans des domaines spécifiques d’intérêt pourra être prise en compte, soulignant ainsi la volonté de renforcer la coopération et l’échange avec les professionnels des médias.
Pour sa part, le directeur général a.i de l’ABP, Esper Noël Ngendakumana, a salué le soutien constant de la Chine au Burundi depuis 2015, particulièrement dans le secteur des médias. Il a rappelé que plusieurs journalistes burundais, dont ceux de l’ABP, ont déjà bénéficié de formations en Chine, et a exprimé le souhait de voir ces opportunités se poursuivre afin de renforcer les capacités professionnelles des journalistes burundais. Le responsable de l’ABP a vivement remercié l’ambassade de Chine au Burundi pour ce don de matériel de travail, tout en exprimant d’autres besoins, notamment en équipements photographiques professionnels et en moyens de déplacement, en vue d’améliorer la couverture médiatique des activités à travers le pays. Il a enfin assuré que l’ABP ne ménagera aucun effort pour informer le public sur les différentes réalisations de la Chine au Burundi, témoignant ainsi de la bonne coopération entre les deux pays.

