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La CONAMUS visite UCODE-AMER pour évaluer l’impact de la prévention mutualiste

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Juin 10, 2026
De gauche à droite : Diane Ndagijimana, chef de projet"amagara aruta amajana" et médecin conseiller au sein de la mutuelle UCODE-AMR

BUTANYERERA, 5 déc. (ABP) – La Confédération Nationale des Mutuelles de Santé (CONAMUS) a organisé, le jeudi 4 décembre 2025, une descente des journalistes mutualistes à UCODE-AMER (Unissons les forces pour la coopération et le développement, Appui au Monde rural), l’une des mutuelles de santé oeuvrant dans la commune de Ngozi. L’objectif de cette visite était d’évaluer l’impact du projet “Amagara Aruta Amajana (3A)” sur la prévention en matière de santé au sein des communautés bénéficiaires.

Selon Diane Ndagijimana, chef de projet « amagara aruta amajana » au sein de l’UCODE, certaines maladies ne sont pas prises en charge par les mutuelles de santé, ce qui rend la prévention indispensable. Elle rappelle que les mutuelles enregistrent des dépenses importantes pour soigner leurs membres, et que la promotion de comportements préventifs permet de réduire les coûts des soins. Selon elle, il est donc bénéfique pour les membres d’adopter une attitude préventive pour diminuer les dépenses que couvrent leurs cotisations, car quelqu’un qui se protège à temps et s’alimente correctement tombe moins souvent malade.

Cette approche contribue à alléger les charges financières des mutuelles, car les membres se rendent moins fréquemment dans les structures de soins.

Selon Ndagijimana, le projet a choisi de privilégier la prévention en ciblant particulièrement les femmes, car elles sont majoritaires dans les mutuelles de santé que les hommes. Cette démarche vise à renforcer leurs connaissances sur les maladies qui les touchent spécifiquement, notamment le cancer du col de l’utérus, le cancer du sein, l’hygiène menstruelle, la nutrition des femmes enceintes, l’alimentation des enfants de moins de cinq ans, ainsi que la protection de l’environnement, essentielle pour préserver la santé de la communauté.

S’agissant des maladies chroniques, elle a expliqué qu’elles ne sont pas prises en charge par les mutuelles, car elles nécessitent des dépenses très élevées. En fonction des cotisations des mutualistes, a-t-elle précisé, lorsqu’on analyse le paquet de services par rapport aux cotisations annuelles de 20 000 BIF, on constate que les maladies incurables ne peuvent pas être couvertes, car elles demandent beaucoup de moyens.

Elle a ajouté que, pour que ces maladies puissent être prises en charge, il faudrait augmenter les cotisations. Cependant une grande partie du groupe cible n’en aurait pas les moyens, en raison de la faiblesse de leurs revenus. Beaucoup perdraient alors l’accès même au paquet de base.

Interrogée sur les cas où une personne développe une maladie chronique après avoir adhéré à la mutuelle, Ndagijimana souligne l’importance de la transparence : chaque membre doit rejoindre la mutuelle en connaissant clairement les services disponibles et leurs limites. Cela permet d’éviter de fausses attentes concernant la prise en charge des maladies incurables.

Face à ces défis, le projet mise davantage sur l’éducation.

ion sanitaire. Les membres reçoivent des formations sur les comportements à adopter pour réduire les risques de maladies et, lorsqu’une maladie chronique survient, comme le diabète, ils apprennent comment adopter un mode de vie sain permettant de mieux vivre avec la maladie et d’allonger leur espérance de vie, a-t-elle fait savoir.