• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Au moins 150 sociétés commerciales participent à une foire commerciale organisée à Rumonge

ByAdministrateur

Sep 4, 2024

RUMONGE, 28 août (ABP) – La commune Rumonge a organisé du 26 au 31 août 2024, une foire commerciale qui accueillera plus de 150 entreprises commerciales tant locales que régionales.

Augustin Minani, administrateur de la commune Rumonge a fait savoir que cette foire a été organisée dans le but de faciliter la prise de contact entre les hommes d’affaires locaux et ceux de la région. Il a précisé que 150 sociétés commerciales se sont fait inscrire pour participer dans cette foire.

Irampaye Boniface, président du comité d’organisation de cette foire commerciale a indiqué dans une interview accordée à l’ABP, que plusieurs sociétés venues des coins différents du pays ont déjà répondu présent dès le premier jour de la foire. Une société de Musigati spécialisée dans la fabrication des souliers appelée communément  » Yeboyebo » était déjà sur place et une société de fabrication des savons en poudre (OMO) opérant dans la province Makamba ainsi que d’autres associations surtout des jeunes œuvrant à Rumonge sont sur place pour exposer leurs produits.

Selon M. Irampaye, les jeunes entrepreneurs appuyés par PAEEJ sont à l’œuvre car, a-t-il souligné, 80% des entreprises inscrites pour participer à cette foire appartiennent aux jeunes. C’est un signe éloquent, a-t-il martelé, qui témoigne que la vision de l’Etat d’avoir le Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060 sera atteinte. Il convient de rappeler qu’une commission chargée de guider les visiteurs vers les sites touristiques de la province Rumonge a été mise en place dans le cadre de la même foire.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.