NTAHANGWA, 18 sept. (ABP) – « La viande de lapin est délicate, maigre et très nutritive. Dans les cercles culinaires, elle gagne en popularité grâce à sa richesse en protéines et à sa faible teneur en matières grasses. On parle souvent de lapin de chair lorsqu’il est élevé à des fins de consommation », a déclaré Sylvie Habarugira, nutritionniste au Centre hospitalo-universitaire de Kamenge (CHUK), dans un entretien accordé à l’ABP, le mardi 16 septembre 2025.
Habarugira a expliqué que cette viande présente de nombreux bienfaits nutritionnels. Elle est particulièrement riche en protéines, ce qui la rend excellente pour les enfants en pleine croissance ainsi que pour les personnes ayant besoin de renforcer leur masse musculaire. De plus, sa faible teneur en cholestérol et en matières grasses en fait un aliment recommandé pour la santé cardiovasculaire. Elle contient également des vitamines du groupe B, notamment la B12, ainsi que du fer, essentiel pour maintenir un bon niveau d’énergie et soutenir la santé du sang.
Sur le plan culinaire, la viande de lapin se prête à une grande variété de recettes. Elle a notamment cité le lapin au citron et au gingembre, un ragoût doux parfumé à l’ail, connu pour ses propriétés digestives. Elle a également évoqué les brochettes de lapin marinées et grillées, souvent servies avec des bananes plantains ou des patates douces. Une autre préparation populaire est le lapin mijoté avec des légumes racines comme les carottes, un plat lentement cuisiné et généralement accompagné de manioc naturel ou de pâte de manioc.
La nutritionniste a tenu à souligner que cette viande est adaptée même aux personnes atteintes de la goutte, en raison de sa faible teneur en purines. Habarugira a ainsi encouragé les ménages burundais à pratiquer l’élevage de lapins, une activité accessible et rentable, qui contribue à améliorer la sécurité alimentaire tout en apportant une source de protéines de qualité.

