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L’administrateur communal réitère son appel à une gestion responsable des déchets

ByAdministrateur

Mar 24, 2026
Dominique Ndikuryayo, Administrateur Communal de Ngozi

NGOZI, 19 mars (ABP) – Les activités d’assainissement de la ville de Ngozi connaissent une avancée notable. Dans certains endroits, des poubelles publiques ont déjà été installées pour faciliter la gestion des déchets. Cette appréciation émane des habitants de la ville de Ngozi qui se sont entretenus avec l’Agence Burundaise de Presse (ABP).

Par ailleurs, un programme de collecte des déchets ménagers est en cours d’exécution par l’entreprise Ecovert Burundi, via son contrat signé avec la commune de Ngozi. Selon des habitants interrogés par l’ABP, mardi le 17 mars 2026, la population commence à s’habituer à l’utilisation adéquate de ces poubelles. Toutefois, ils demandent de les multiplier, estimant que celles déjà installées restent insuffisantes et concentrées dans quelques zones seulement.

Dans le même élan visant à renforcer l’hygiène, les citoyens demandent également à la Regideso de trouver une solution durable aux pénuries d’eau qui persistent dans certains quartiers, où des ménages peuvent passer plus de deux mois sans approvisionnement en eau.

Réagissant aux plaintes de certains habitants concernant la perception des frais de collecte des déchets par Ecovert Burundi, alors que ses agents ne se seraient pas présentés dans leurs ménages pour la collecte, l’administrateur communal de Ngozi, Dominique Ndikuryayo, appelle la population à ne pas faire preuve de négligence dans la gestion des déchets. Il précise que toute personne estimant les frais trop élevés peut entrer en contact avec l’entreprise afin de les ajuster en fonction du volume des déchets produits. Il exhorte également les habitants à s’impliquer activement dans le maintien de la propreté de leur milieu de vie, pour le bien-être de leur santé.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.