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L’ombudsman  burundais appelle au leadership public fondé sur l’humilité et la transparence

ByAdministrateur

Juin 2, 2026
L’Ombudsman du Burundi, Aimée Laurentine Kanyana s’adressant aux hauts cadres de l’Etat

MUKAZA, 23 mai (ABP) – L’Ombudsman du Burundi, Aimée Laurentine Kanyana, a appelé les hauts cadres des institutions publiques à promouvoir l’humilité, la transparence et la concertation dans la gestion du travail. C’était jeudi le 21 mai 2026 lors d’un atelier d’échange à  l’endroit des hauts cadres des institutions publiques.

Mme Kanyana a souligné que l’humilité dans l’exercice des responsabilités permet de mieux comprendre les préoccupations des employés et contribue au bon fonctionnement des services publics. Selon elle, la réalisation de la vision du Burundi, « pays émergent en 2040 et développé en 2060 », repose notamment sur l’existence de lois régissant le travail ainsi que sur leur application effective.

Vue partielle des participants

Elle a également exhorté les responsables administratifs à faire preuve de recherche et d’innovation dans l’accomplissement de leurs missions, tout en privilégiant le dialogue avec leurs collaborateurs avant toute prise de décision.

Intervenant au cours de cette rencontre, le professeur Siméon Barumwete a dénoncé la culture du secret résumée par l’expression kirundi « Mbega bobimenya vyogenda gute, reka ndabinume », qu’il considère comme l’une des principales causes du manque de transparence et de redevabilité dans les milieux professionnels.

Dans son exposé, il a insisté sur la nécessité pour les dirigeants des institutions publiques de travailler dans la transparence et de rendre leurs actions compréhensibles pour les citoyens. Il a également appelé à la lutte contre les rumeurs et les fausses informations, tout en encourageant les responsables publics à accepter le principe de redevabilité.

Le professeur Barumwete a par ailleurs recommandé à l’institution de l’Ombudsman de contribuer à l’élaboration d’une loi ou de directives nationales fixant les délais de prestation des services publics.

Les participants ont, de leur côté, recommandé au gouvernement de limiter les dérogations accordées pour le recrutement d’avocats privés dans les entreprises publiques et autres démembrements de l’État, aux seules compétences indispensables à la gestion du contentieux public. Ils ont également plaidé pour le renforcement du personnel de l’institution de l’Ombudsman afin de permettre à un plus grand nombre de citoyens de bénéficier de ses services. Ils ont enfin suggéré que chaque responsable établisse un cahier des charges clair pour ses subalternes, remis après concertation avec les concernés.