BUJUMBURA, 13 juin (ABP) – Alors que le choléra et le Mpox continuent de sévir au Burundi et qu’Ebola demeure une menace dans la sous-région, l’Office de la Première Dame pour le Développement au Burundi (OPDD-Burundi), en partenariat avec le ministère de la Santé publique et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a organisé, vendredi 12 juin 2026, une vaste séance de sensibilisation au Lycée Scheppers de Nyakabiga.
A travers cette initiative, les élèves ont été invités non seulement à se protéger, mais aussi à devenir de véritables relais de prévention au sein de leurs familles et de leurs communautés.
Placée sous le haut patronage de la Première Dame du Burundi, Angéline Ndayishimiye, cette activité intervient dans un contexte sanitaire préoccupant.
En effet, si aucun cas d’Ebola n’a été détecté dans le pays, la présence de cette maladie en République démocratique du Congo (RDC) voisine appelle à une vigilance constante. Parallèlement, le choléra et le Mpox continuent d’affecter la population burundaise.

S’adressant aux participants, la Première Dame a insisté sur l’importance du respect des mesures barrières. Selon elle, la prévention reste l’arme la plus efficace contre ces maladies.
« Le respect des règles d’hygiène est essentiel. Evitez les comportements qui favorisent la transmission des maladies et présentez-vous rapidement dans les structures de soins en cas de signes suspects, plutôt que de recourir aux féticheurs », a-t-elle exhorté.
Par ailleurs, Angéline Ndayishimiye a encouragé les élèves à adopter des comportements citoyens à travers les programmes « Zéro déchet » et « Zéro gaspillage de pain ». Pour elle, ces initiatives contribuent également à bâtir une société plus responsable et plus saine.
De son côté, le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, a rappelé que les épidémies continuent de représenter une menace réelle pour le Burundi.
Ainsi, depuis le début de l’année 2026, 1 312 cas de choléra ont été enregistrés, entraînant trois décès. Quant au Mpox, 4 727 cas ont été recensés, dont un décès. Toutefois, aucun cas d’Ebola n’a été signalé au Burundi à ce jour.
Néanmoins, la proximité avec la République démocratique du Congo impose aux autorités sanitaires de rester sur le qui-vive.
« Le Gouvernement poursuit ses efforts de prévention à travers la sensibilisation des populations et la prise en charge des personnes affectées », a-t-il indiqué.
Pour sa part, le représentant a.i. de l’OMS au Burundi, le Pr Bah Keita, a rappelé que les maladies infectieuses ignorent les frontières.
« Notre région fait face à une menace accrue liée à Ebola, en plus de la persistance du Mpox et du choléra », a-t-il souligné.
D’ailleurs, il a insisté sur le rôle stratégique des établissements scolaires, notamment ceux disposant d’internats.
« Les écoles sont des espaces de vie collective où ces maladies peuvent rapidement se propager si les mesures de prévention ne sont pas respectées. Vous devez vous approprier les mesures barrières, car un élève bien formé devient un acteur du changement et un ambassadeur de la santé », a-t-il affirmé.
En outre, le représentant de l’OMS a réitéré l’engagement de son organisation à accompagner les initiatives portées par l’OPDD-Burundi et à soutenir le ministère de la Santé publique dans ses efforts en faveur de l’amélioration de la santé des Burundais.
Le ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, a, lui aussi, salué l’implication de la Première Dame dans les domaines de l’éducation et de la santé. A cet égard, il a exhorté les responsables des établissements scolaires à multiplier ce type de séances de sensibilisation, y compris pendant les vacances, afin de maintenir la vigilance au sein de la communauté éducative.
Enfin, la Première Dame a clôturé cette journée par un geste de solidarité en faveur du Lycée Schappes de Nyakabiga. Elle a offert 200 matelas, du matériel sportif ainsi que deux ordinateurs destinés à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.

